Corées: le Nord et le Sud d’accord pour redémarrer les activités du complexe industriel de Kaesong

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Les chefs des délégations nord et sud à l'ouverture des discussions le 6 juillet 2013 à Panmunjom (Photo: Ministère de l'Unification de Corée du Sud)
Les chefs des délégations nord et sud à l’ouverture des discussions le 6 juillet 2013 à Panmunjom (Photo: Ministère de l’Unification de Corée du Sud)

Après un peu plus de 16 heures d’intenses discussions, les délégations de la Corée du Nord et de la Corée du Sud se sont finalement entendues sur une réouverture de principe du site industriel de Kaesong, fermé en avril par Pyongyang.

Preuve de l’importance de ces discussions, l’accord a été signé par les deux parties à 4h05 du matin, heure locale.

Réunis dans le village de Panmunjom, à la frontière entre les deux pays, les négociateurs ont décidé que les entreprises présentes sur ce complexe financé par la Corée du Sud et situé en Corée du Nord reprendraient leurs activités dès qu’elles seraient «prêtes» à le faire, d’après les termes de l’accord signé par les deux parties dans la matinée, ont annoncé les médias sud-coréens.

Le ministère de l’Unification de Corée du Sud a affirmé que, selon l’accord, les chefs d’entreprise sud-coréens se rendront mercredi 10 juillet directement sur le site industriel avec des ingénieurs pour inspecter les équipements de production.

Le ministère a en outre indiqué que Pyongyang est tombé d’accord pour discuter des moyens pour mettre en œuvre des mesures de précaution de sorte à éviter une autre suspension des activités du parc industriel dans le futur. Ces discussions se dérouleront à Kaesong, le même jour que l’inspection des installations.

«Nous avons maintes fois clarifié notre position pour que Kaesong se développe en tant que site (répondant) aux normes internationales et où le sens commun prévaut», a déclaré avant le début des négociations le porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification, Kim Hyung-Suk, faisant part de sa tristesse de voir le complexe fermé.

«Parmi la multitude de questions à évoquer, celle cruciale de la protection du site des effets de la mousson reste la priorité», a pour sa part dit le chef de la délégation nord-coréenne, Pak Chol-Su, qui s’est lui aussi exprimé avant le début de la rencontre, selon des informations d’un pool de presse.

«À la réunion d’aujourd’hui, nous avons donné la priorité aux moyens d’alléger les difficultés des entreprises implantées à Kaesong comme la sortie des produits finis et des matières premières alors que cela fait trois mois que les activités du complexe industriel sont suspendues et la saison des pluies approche», a déclaré Suh Ho, chef de la délégation sud-coréenne à l’issue de la réunion. «Je souhaite que cet accord devienne un premier pas vers la normalisation constructive du complexe industriel de Kaesong et offre une occasion de bâtir la confiance entre les deux Corées», a-t-il ajouté.

Samedi, la délégation du Sud a reproché au Nord d’avoir décidé unilatéralement l’arrêt de l’activité du complexe de Kaesong, et demandé des garanties pour éviter que cela ne se reproduise, a expliqué aux journalistes un représentant officiel du ministère de l’Unification.

Il a également précisé que Séoul demandait à la Corée du Nord de reconnaître sa responsabilité dans les pertes dont ont souffert les entreprises sud-coréennes, conséquence de la fermeture du site pendant près de trois mois.

Ces discussions font suite à deux mois de vives tensions entre les deux pays et de menaces de la part de Pyonyang, dont l’économie souffre d’un renforcement des sanctions infligé par les Nations unies après un essai nucléaire en février.

Les deux pays ont toujours affirmé vouloir rouvrir le site de Kaesong tout en se renvoyant la responsabilité de la suspension de ses activités.

Dernier symbole d’un semblant de paix entre les deux Corées, le 3 avril dernier, Pyongyang avait décidé, unilatéralement, d’interdire aux sud-Coréens l’accès au complexe industriel de Kaesong, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière.  Quelques jours plus tard, le régime de Kim Jong-un a retiré ses 53 000 employés, causant l’arrêt de la production dans les 123 usines du complexe industriel co-géré par la Corée du Nord et la Corée du Sud. Le Sud avait retiré peu après ses cadres et contremaîtres.

Ce complexe industriel était né dans le sillage de «la diplomatie du rayon de soleil», menée par la Corée du Sud de 1998 à 2008 pour encourager les contacts entre les deux frères ennemis qui demeurent divisés depuis 1945, et sont théoriquement encore en guerre, car ils n’ont pas signés de traité de paix à la fin de la guerre de Corée de 1950-53.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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DiscussionUn commentaire

  1. La Coré du sud, se fait imposer d'ouvrir le site, dire que la présidente de la Coré du sud avait dit que ce site seras définitivement fermer. Surtout avec ce dictateur Kim aux pouvoirs. Perso, il aurait du être fermer définitivement. Pourquoi encourager un dirigeant qui soumet sont peuple a sa domination et qui terrorise avec la menace nucleaire l'ensemble des pays de l'Asie