Détention de Mohamed Morsi, Navi Pillay s’en mêle aussi et demande les motifs de sa détention

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La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay.(Photo: Jean-Marc Ferré/ONU)
La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay.(Photo: Archives/Jean-Marc Ferré/ONU)

Après l’UE, l’ONU! Alors que la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a demandé hier la libération du président égyptien déchu, la Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, a fait savoir aujourd’hui que Navi Pillay, la Haut Commissaire, avait pour sa part demandé aux nouvelles autorités égyptiennes quels sont les motifs de la détention de Momhamed Morsi.

Navi Pillay, a demandé aux autorités égyptiennes la communication d’informations détaillées concernant la base juridique de la détention du Président déposé, Mohamed Morsi, lors d’une réunion le 10 juillet avec l’ambassadeur d’Égypte à Genève et réitérée cette demande deux jours plus tard par courrier.

Mme Pillay n’a pas non plus caché autorités égyptiennes son intention de déployer une équipe pour suivre les développements sur le terrain. «Une équipe est prête à se rendre en Égypte dès l’obtention du feu vert des autorités», a indiqué à ce propos le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’une conférence de presse à Genève.

La Haut Commissaire a également demandé une liste des personnes contre lesquelles des mandats d’arrêt ont été délivrés à la suite des événements du 3 juillet, jour de l’éviction du Président Morsi, ainsi que des informations sur le nombre total de personnes actuellement détenues, que ce soit sur la base d’un mandat d’arrêt spécifique ou non.

La chef de la diplomatie européenne, pour sa part, lors d’une rencontre cette semaine avec le gouvernement de transition égyptien au cours de laquelle elle a plaidé pour un «retour rapide au processus démocratique» avant de s’entretenir avec des responsables des Frères musulmans, a demandé la libération du président déchu.

«Je crois que Mohamed Morsi devrait être libéré et je crois que les prisonniers politiques aussi», a-t-elle déclaré, ajoutant «Je fais une distinction entre eux et les gens qui sont poursuivis pour d’autres motifs. On m’a assuré qu’il allait bien. J’aurais souhaité le voir mais on m’a assuré qu’il était bien traité».

Au terme de cette rencontre, les Frères musulmans, quant à eux, ont dit regretter que l’Union européenne n’ait pas présenté de solution pour sortir de la crise politique.

Pendant ce temps, la communauté internationale reste tout de même prudente et, à l’exception de la Turquie, aucune puissance n’a qualifié de «coup d’État» la destitution du président islamiste par l’armée égyptienne, l’Amérique appelant toutefois elle aussi à sa libération.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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