Deux militaires de Petawawa accusés de trafic de stupéfiants

1
La Justice militaire (Photo: Openphoto)
La Justice militaire (Photo: Openphoto)

Deux militaires des Forces armées canadiennes ont été accusés d’infractions liées à la drogue, ce mercredi, dans le cadre d’une enquête conjointe menée par l’Équipe nationale de lutte antidrogue (ENLA) du Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) et le Détachement du 2e Régiment de police militaire, Petawawa. 

Tous deux de la Base de Petawawa, le soldat Matthew Harley et le caporal Fritz Pfahl, ont été accusés de production et tentative de vente de drogues illicites dans la région de la BFC Petawawa.

Le soldat Matthew Harley du 2e Régiment du génie de combat, fait face à un chef d’accusation de trafic de substances; à un chef d’accusation de possession de substances; à un chef d’accusation de complot en vue de commettre un acte criminel; et à un chef d’accusation de tentative de commettre un acte criminel.

Le caporal Fritz Pfahl, lui aussi du 2e Régiment du génie de combat de la BFC Petawawa, en Ontario, fait face à un chef d’accusation de complot en vue de commettre un acte criminel et à un chef d’accusation de tentative de commettre un acte criminel.

Dans les deux cas, les accusés seront jugés par un tribunal militaire.

«La Police militaire prend très au sérieux toutes les allégations portant sur les drogues illicites. Nous tenons à offrir un milieu sans drogue aux membres des FAC et au personnel du Ministère de la Défense nationale», a indiqué le lieutenant-colonel Brian Frei, commandant du SNEFC. «Ces arrestations reflètent le travail acharné de l’ENLA du SNEFC et aideront les commandants à maintenir leur capacité opérationnelle.»

«Ce que l’on a accompli aujourd’hui est le fruit de l’excellente collaboration entre les membres de notre personnel militaire et civil qui sont au service des Forces armées canadiennes», a précisé le capitaine Robert Wuskynyk, commandant de l’ENLA. «La sécurité et la protection des membres de l’Equipe de la défense ainsi que des collectivités qu’ils desservent demeurent notre plus grande priorité.»

Ces accusations interviennent alors que le lieutenant-général Peter Devlin s’inquiète que les Forces armées canadiennes ont une fois de plus échoué à obtenir la mise en place de tests de dépistage de drogues plus sévères pour leurs troupes.

Fin 2012, le commandant de l’Armée canadienne avait recommandé que les soldats susceptibles d’être déployés à la dernière minute passent des tests plus stricts.

Mais le lieutenant-général Devlin a révélé que la proposition avait été bloquée par les avocats du ministère de la Défense, qui craignaient qu’elle n’enfreigne la Charte des droits et ne mène l’Armée dans une bataille juridique perdue d’avance.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

DiscussionUn commentaire