Diaoyu/Senkaku: la Chine entend poursuivre ses patrouilles

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La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des - très contestées - îles Senkaku (Photo: China.org.cn)
La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des – très contestées – îles Senkaku (Diaoyu, de leur nom chinois)(Photo: Archives/China.org.cn)

Des navires chinois de surveillance maritime ont poursuivi dimanche leurs patrouilles régulières dans les eaux territoriales au large des îles Diaoyu, connues au Japon sous le nom de Senkaku, a déclaré l’Administration d’État des affaires océaniques, selon ce que rapporte l’agence officielle chinoise Chine Nouvelles.

La flotte chargée de ces patrouilles était composée des navires Haijian 49, Haijian 23 et Haijian 5001, selon l’administration.

La Chine a renforcé les patrouilles et le maintien de l’ordre dans les eaux au large des îles Diaoyu depuis le 14 septembre 2012, après l’annonce par le gouvernement chinois des lignes et points de base des eaux territoriales des îles Diaoyu et de leurs îlots affiliés.

Le 30 juin dernier, quatre navires de surveillance chinois étaient entrés dans les eaux dans la zone de 12 milles marins entourant l’archipel inhabité des Doaoyu-Senkaku.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, plaque tournante de routes maritimes vitales pour le commerce mondial, et qui renferme des réserve potentielles de pétrole et de gaz ainsi que d’importantes ressources halieutiques qui excitent la convoitise de nombreux pays.

Intraitable quand il s’agit de ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, la Chine a rejeté encore une fois la semaine dernière les protestations du Japon qui s’inquiétait de la construction d’une installation de forage près d’un champ de gaz situé dans un endroit de la mer de Chine que se disputent les deux pays.

Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, s’était inquiété de ce que la Chine semblait être en train de construire une plate-forme de forage de l’autre côté de la ligne de démarcation qui sépare le territoire des deux pays.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, avait alors répondu que la Chine développait les eaux sous sa propre administration et que la Chine n’avait jamais reconnu cette ligne de démarcation imposée, disait-elle, unilatéralement par le Japon.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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