INTERVIEW | Capitaine Ken Brassard, responsable de la coopération civilo-militaire pour l’Op Hamlet

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Les militaires du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment en Haïti, pour l'Opération Hamlet (Photo: MDN)
Les militaires du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment en Haïti, pour l’Opération Hamlet (Photo: MDN)

Partie intégrante de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), près d’une quarantaine de militaires du 2e Bataillon Royal 22e Régiment sont déployés jusqu’en décembre prochain dans le cadre de l’opération canadienne Hamlet. 45eNord.ca a interviewé le capitaine Brassard, responsable de la coopération civilo-militaire pour la mission.

Le capitaine Ken Brassard (g) et le capitaine Bruno Cerqueira (d) se préparent pour une patrouille dans un secteur de Port-au-Prince le 27 Juin 2013. (Photo: MDN)

45eNord.ca: Comment avez-vous été sélectionnés pour cette mission?

Capitaine Ken Brassard: Le 2e Bataillon du Royal 22e Régiment a reçu la tâche de fournir une force de la grosseur d’un peloton. Ce bataillon venait de terminer un entraînement de préparation pour l’éventualité d’être déployé, alors les membres de ce bataillon étaient déjà entraînés. Certain éléments de soutien se sont greffés à partir des autres unités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.

Comment s’est déroulé votre entraînement au Brésil? En quoi consistait-il?

L’entrainement de trois semaines au Brésil consistait en une préparation pour les opérations de maintien de la paix (patrouilles, activités sociales, garde de camp, etc.). Cet entraînement a été monté par le Centre Conjoint des Opérations de Paix du Brésil. Ce fût un entraînement très instructif car les brésiliens connaissent bien le type d’opération qui se fait ici en Haiti, étant donné qu’ils y sont présent depuis 10 ans.

Quelques semaines après être arrivé, comment cela se passe?

Le rythme de bataille est acceptable. Le peloton est juste assez occupé pour ne pas s’ennuyer, tout en se gardant du temps pour se reposer et s’entraîner. Le contact avec les haïtiens est très bon, et surtout facile car nous parlons la même langue qu’eux. Le drapeau du Canada fait un très gros effet ici en Haiti grâce au travail que font les policiers et militaires canadiens depuis plusieurs années.

Comment est le contact avec les Brésiliens?

Les Brésiliens sont un peuple très chaleureux. Jusqu’à maintenant l’intégration se fait très bien, et ils sont très heureux d’avoir un peloton canadien à leur coté. Une dizaine de membres ont aussi reçu des cours de portugais (officiers et sous-officiers supérieurs) afin de faciliter la communication, car très peu de Brésiliens parlent anglais ou français.

Certains d’entre vous étaient-ils venus après le séisme de 2010?

Oui, certains d’entre nous étaient présent ici en 2010, mais c’est une minorité, pour la plupart c’est la première mission ici en territoire haïtien. Certains des plus vieux sont déjà venu dans les années 90 pour une autre mission de l’ONU.

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La MINUSTAH a été établie le 1er juin 2004 par la résolution 1542 PDFdu Conseil de sécurité. Cette Mission de l’ONU a succédé à une force multinationale intérimaire qui avait été autorisée par le Conseil de sécurité en février 2004 après le départ en exil du Président Bertrand Aristide au lendemain d’un conflit armé qui s’est étendu à plusieurs villes du pays. Son mandat initial de six mois a été prolongé à plusieurs reprises annuellement, plus récemment jusqu’au 15 octobre 2010 par la résolution 1892 du 13 octobre 2009 du Conseil de sécurité de l’ONU.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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