Irak: au moins cinq morts dans des attentats à la bombe

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Un policier irakien près d'un véhicule calciné après un attentat à la voiture piégée, le 30 mai 2013 à Karradah près de Bagdad (Photo: Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)
Un policier irakien près d’un véhicule calciné après un attentat à la voiture piégée, le 30 mai 2013 à Karradah près de Bagdad (Photo: Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)

Plusieurs attentats à la bombe ont fait au moins cinq morts en Irak vendredi, dont quatre près d’une mosquée sunnite à l’heure de la prière.

Selon la police et l’hôpital local, cités par l’AFP, quatre personnes ont été tuées et 12 autres blessées par un kamikaze, qui portait un uniforme militaire, ayant fait exploser une voiture piégée à l’entrée de la place Al-Haq (lieu de rassemblement de manifestations anti-gouvernementales), abritant une mosquée, à Samarra, à 110 km au nord-ouest de Bagdad.

Dans la ville à majorité chiite de Kut, un civil a également été tué lors de l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi mixte de police et de l’armée sur une place centrale. Dix-sept personnes, dont deux policiers, ont été blessées, selon la police et une source médicale.

Deux extrémistes ont également été tués par l’explosion d’une bombe qu’ils s’apprêtaient à placer sur une route à Hawija, près de Kirkouk, selon la police.

En début de semaine, plusieurs voitures piégées, notamment à Bagdad, avaient pris pour cibles des marchés ou magasins dans des quartiers chiites, faisant plusieurs dizaines de victimes.

Depuis le début de l’année, le pays connaît un regain de tensions et de violences. La nouvelle flambée de violences a commencé début 2013 avec le lancement d’un mouvement de protestation de la minorité sunnite qui accuse le gouvernement de Nouri al-Maliki et les forces de sécurité, dominés par les chiites, de s’accaparer du pouvoir et de «stigmatiser» les membres de la communauté sunnites.

Cette escalade des violences a ravivé les craintes d’un nouveau conflit confessionnel entre la majorité chiite, qui contrôle le gouvernement, et la minorité sunnite, qui dominait le pays sous l’ancien président Saddam Hussein.

L’Irak est également secoué par des tensions entre le gouvernement central et le Kurdistan irakien, ainsi que par un blocage politique qui empêche l’adoption de lois essentielles au bon fonctionnement du pays.

Selon la mission de l’ONU en Irak, 761 personnes ont été tuées 1 771 autres blessées dans le pays en juin, ce qui porte à 2 518 le bilan total des morts pour les trois derniers mois.

Au cours du mois de mai, 1 045 personnes sont mortes dans des attentats et 2 397 ont été blessées, toujours selon l’ONU.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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