La Haut Commissaire aux droits de l’Homme, Navi Pillay, à la défense d’Edward Snowden

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La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay.(Photo: Jean-Marc Ferré/ONU)
La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay.(Photo: Jean-Marc Ferré/ONU)

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, s’est portée vendredi à la défense d’Edward Snowden et de tous les «dénonciateurs» affirmant qu’il était nécessaire de vendredi de protéger ceux, comme lui, qui révèlent des violations des droits de l’homme, rapporte le service d’information de l’ONU.

Edward Snowden, ex-consultant de la NSA, l’Agence américaine de sécurité, a mis à jour des violations à grande échelle du droit à la vie privée par les programmes de surveillance électronique américains.

«Alors que les préoccupations concernant la sécurité nationale et les activités criminelles peuvent justifier l’utilisation exceptionnelle et ciblée de programmes de surveillance, un manque de garanties suffisantes du droit à la vie privée risque d’avoir un impact néfaste sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales», a déclaré Navi Pillay dans un communiqué de presse.

«Le cas Snowden a montré la nécessité de protéger les personnes qui divulguent des informations ayant des répercussions sur les droits humains et le respect du droit à la vie privée», a-t-elle ajouté.

Avant que l’on apprenne un peu plus tard vendredi que la Russie avait finalement accordé l’asile à l’ancien employé de l’agence de sécurité nationale des États-Unis, accusé d’avoir divulgué aux médias des informations secrètes sur des programmes de surveillance électronique menés à une grande échelle, la Haut Commissaire avait lancé un appel à tous les États afin qu’ils respectent le droit d’asile garanti par les normes internationales.

Navi Pillay a aussi rappelé à cette occasion que, selon la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international sur l’état des droits civils et politiques, personne ne peut faire l’objet d’ingérences arbitraires dans sa vie privée et que chacun a le droit de bénéficier de la protection de la loi contre de telles ingérences.

«Les individus doivent avoir la certitude raisonnable que leurs communications privées ne sont pas indûment examinées par les autorités étatiques », a affirmé la Haut commissaire.

Pour Navi Pillay, «Le droit à la vie privée, les libertés d’information et d’expression sont intimement liés. Le public détient un droit démocratique de participer aux affaires publiques. Un tel droit, s’il est uniquement adossé à des informations autorisées, ne peut s’exercer pleinement».

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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