La Russie accorde l’asile à Edward Snowden

Capture d'écran d'Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)
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Capture d'écran d'Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)
Capture d’écran d’Edward Snowden du 6 juin 2013 lors de son interview au quotidien britannique The Guardian (Photo: capture/The Guardian)

Dix-neuf jours après être arrivé – et resté coincé – dans la zone internationale de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, Edward Snowden a finalement décidé de demandé asile à la Russie, qui l’a accepté.

Edward Snowden était arrivé le 23 juin à Moscou depuis Hong Kong où il s’était d’abord réfugié.

C’est lors d’une rencontre organisée ce vendredi avec des représentants d’Amnesty International, de Human Rights Watch et des personnalités russes, qu’Edward Snowden en a fait l’annonce.

L’ex-consultant de la NSA qui a mis à jour le système d’espionnage mondial américain baptisé Prism, aurait pu choisir le Venezuela, la Bolivie ou le Nicaragua qui lui offraient tous de l’accueillir. Mais l’Américain n’est jamais monté dans le vol Aeroflot pour La Havane qui aurait pu le rapprocher d’un pays d’accueil sur le continent sud-américain. Il faut dire que son passeport a été annulé par les autorités américaines.

Le porte-parole du président Vladimir Poutine avait déclaré il y a quelques jours que «Snowden pourrait théoriquement rester en Russie si, premièrement, il renonce totalement à ses activités qui font du tort à nos partenaires américains, et, deuxièmement, si lui-même le souhaite». Or, Snowden semble prêt aujourd’hui à respecter la première condition. L’avocat russe Guenri Reznik, qui participait à la rencontre, a déclaré qu’Edward Snowden s’était engagé à «ne plus nuire aux États-Unis».

La «conspiration» américaine

Dans un courriel envoyé à des journalistes, l’informaticien avait dénoncé les pressions des autorités américaines qui l’ont empêché de trouver l’asile. «Nous avons été témoins ces dernières semaines d’une campagne illégale menée par des membres du gouvernement des Etats-Unis pour me dénier le droit à l’asile prévu par l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme», écrit Edward Snowden.

«L’ampleur des menaces est sans précédent: jamais auparavant dans l’histoire les États-Unis n’ont conspiré pour forcer à atterrir l’avion d’un président pour le fouiller à la recherche d’un réfugié politique», a encore écrit Edward Snowden dans ce message. Il faisait référence à l’avion du président de la Bolivie Evo Morales, qui a été contraint d’atterrir à Vienne, à son retour de Moscou la semaine dernière, plusieurs pays européens dont la France lui ayant fermé leur espace aérien sur la foi d’informations selon lesquelles Edward Snowden se trouvait à bord.