L’armée américaine largue quatre bombes en «urgence» sur la Grande Barrière de corail

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Un chasseur américain AV-8B Harrier (Photo: Archives/Paul Maritz/Wiki Commons)
Un chasseur américain AV-8B Harrier (Photo: Archives/Paul Maritz/Wiki Commons)

Dans le cadre de l’exercice militaire Talismann Saber, en collaboration avec l’armée australienne, la 7e flotte américaine a été contrainte, mardi, d’effectuer un «largage d’urgence» de quatre bombes non chargées, au cœur de la Grande Barrière de corail.

«La zone choisie pour le largage d’urgence se trouvait éloignée du récif de corail afin de minimiser les risques d’endommager le récif», a assuré la flotte américaine, dans un communiqué publié dimanche.

Un porte-parole de l’armée australienne a déclaré à l’agence Australian Associated Press que les bombes présentaient des «risques ou menaces minimes pour les gens, l’environnement marin ou les navires civils qui passent dans la zone du récif». Une manière de se montrer rassurant sur la préservation du site.

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la Grande Barrière de corail constitue le plus grand récif corallien du monde. «C’est à environ 50 ou 60 mètres de profondeur et ne présente donc aucun danger pour le trafic maritime», a ajouté la flotte américaine.

Ce «largage d’urgence» s’est déroulé dans le cadre de l’exercice militaire Talisman Saber. Menée en collaboration avec l’armée australienne, cette manœuvre prévoyait le lancement de bombes sur une île au large des côtes du Queensland.

Impossible d’atterrir avec une pleine charge

Mais malgré plusieurs tentatives, les chasseurs américains AV-8B Harrier ne sont parvenus à remplir leurs objectifs. À court de carburant, ils ont été contraints de larguer leur chargement en mer, soit deux bombes de formation et deux de combat, les détonateurs desquelles ont été mis à la position neutre avant de les larguer.

Cet exercice regroupe environ 28 000 militaires australiens et américains dans l’État du Queensland, au nord-est de l’Australie. Ils ont commencé le 15 juillet et se termineront le 5 août.

L’événement survenu mardi pourrait, en revanche, avoir d’importantes conséquences. Et pour cause, le projet de rapport public environnemental prévu dans le cadre de cette coopération militaire australo-américaine pourrait pâtir de ce largage.

D’autant plus que l’Australie vient de reconnaître officiellement la dégradation de la Grande barrière de corail depuis 2009, année des inondations dévastatrices qui ont frappé le nord-est de l’Australie et le passage de cyclones.

Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l’Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d’une licence en Information­-Communication, Gaëtan s’intéresse aux enjeux internationaux à travers l’analyse des différents conflits mondiaux.

Discussion2 commentaires

  1. mettons nous bien d'accord , depuis la guerre des balkans dans les années 90 des milliers de tonne de bombes dorment au font de l'adriatique, il faut savoir qu'un avion décollant avec des bombes ne peut atterrir avec et donc elles étaient larguées en mer sur des périmètres bien délimités.Mais ou été greenpeace et compagnie…lol