L’astronaute et militaire canadien Jeremy Hansen de retour de l’île de Devon (PHOTOS)

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Étonné de voir autant d’arbres après la désolation de l’Extrême-Arctique, l’astronaute canadien et pilote de l’Aviation royale canadienne, Jeremy Hansen, est de retour d’une expédition de 10 jours sur l’île de Devon, une île inhabitée et très reculée de la baie de Baffin, au Nunavut, où il a exploré un cratère de 23 km de diamètre vieux de 20 millions d’années sur l’île de Devon, dans le Nunavut.

Partout sur la planète, disait à son retour vendredi Jeremy Hansen en entrevue à 45eNord.ca, des corps célestes (astéroïdes, météorites, etc.) ont creusé des cratères, mais, en l’absence d’érosion et de végétation, c’est dans l’Extrême Arctique qu’ils sont les mieux préservés.

Du 16 au 26 juillet, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne accompagnait donc en Extrême-Arctique Gordon Osinski et son équipe du Centre for Planetary Science and Exporation, de l’Université Western, pour étudier ce cratère sur cette île reculée où l’on retrouve les cratères d’impact les plus exposés et les mieux préservés de la planète.

L’astronaute et militaire canadien était là, nous dit-il, pour apprendre les processus liés à la formation des cratères d’impact ainsi que les différentes méthodes et techniques de géologie qui pourraient être mises en pratique dans des missions futures sur la Lune, sur Mars ou sur un astéroïde.

La géologie permet de comprendre l’histoire d’un corps planétaire et d’en évaluer les ressources.

Au cours des missions Apollo, l’une des principales tâches des astronautes était d’étudier la géologie de la Lune. Des échantillons lunaires avaient ainsi été choisis puis ramenés sur Terre.

Dans le même ordre d’idées, les astronautes d’aujourd’hui peuvent réaliser des expéditions sur le terrain, dans des sites analogues comme en Extrême Arctique, afin d’étudier des formations géologiques uniques en leur genre, nous fait encore remarquer Jeremy Hansen.

Par ailleurs, les membres de l’expédition avaient, nous confie l’astronaute, un soutien et des approvisionnements limités.

Amenés sur le site par un avion, ils étaient à trois heures d’avion des plus proches secours et devaient compter les uns sur les autres pour atteindre les objectifs de leur mission.

Pire encore, en cas de détérioration des conditions météorologiques, l’avion n’aurait même pas pu les secourir.

Sur la Lune, faisait remarquer l’astronaute à 45eNord.ca, une mission pareille serait isolée, mais, au moins les conditions météo ne poseraient pas de problèmes. Par contre, sur Mars, il y a des vents violents et des tempêtes de sable.

Ainsi, en se rendant dans des endroits désolés et éloignés sur Terre, les astronautes se préparent aussi en vue des conditions difficiles qui les attendent sur les autres corps planétaires du Système solaire.

Et maintenant, pour Jeremy Hansen, qui est aussi pilote de chasse, ce sera le retour aux commandes d’un bon vieux CF-18 de l’Escadre de Cold Lake… mais pas pour longtemps.

Il prévoit pour bientôt une autre expédition géologique d’une dizaine de jours, cette fois dans des cavernes profondes jusqu’à ce que, un jour, on se revoit sur Mars.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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