Le Mali n’est pas encore complètement stabilisé dit l’ex commandant de Serval

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Le général Grégoire de Saint-Quentin. (Photo: J. Peschel/EMA/Marine nationale)
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Le général Grégoire de Saint-Quentin. (Photo: J. Peschel/EMA/Marine nationale)
Le général Grégoire de Saint-Quentin. (Photo: Archives/ J. Peschel/EMA/Marine nationale)

Selon le général français Grégoire de Saint-Quentin, patron de l’opération Serval qui vient d’être nommé chef des opérations spéciales mercredi 17 juillet, le Mali n’est pas «complètement stabilisé» malgré «une dynamique de succès militaires répétés».

Dans une interview publiée aujourd’hui dans Le Journal du Dimanche, un journal hebdomadaire français d’actualité qui paraît le dimanche, comme l’indique bien son nom, le général évoque la destruction d’une « industrie du terrorisme » mais ne crie pas encore victoire.

«Nous nous concentrons sur deux missions principales: la lutte contre la résurgence des groupes armes terroristes que nous avons démantelés et l’appui aux forces armées maliennes et à la Minusma pour la sécurisation du processus électoral, notamment dans le nord du pays, où il demeure un certain nombre de facteurs d’instabilité.», déclare le général à l’hebdomadaire.

Le général de Saitn-Quentin souligne que «Le territoire malien est grand comme plus de deux fois la France. Pour ses deux tiers, il a été pendant un an sous la coupe des groupes terroristes qui ont mis à bas toutes les structures administratives et sécuritaires, comme la gendarmerie et la garde nationale. L’armée malienne a été défaite et ses matériels ont été détruits. Il faut du temps pour reconstruire tout cela dans un pays aussi vaste.»

À la question de savoir si le Mali est aujourd’hui stabilisé, il répond clairement par la négative.

«Le Mali est-il aujourd’hui complètement stabilisé?? La réponse est non!», affirme-t-il dans l’entretien accordé à l’hebdomadaire français», précisant que «Nous ne pouvons pas parler de victoire militaire au sens où vous évoqueriez celle de 1945 sur l’Allemagne. Mais nous sommes dans une dynamique de succès militaires répétés que beaucoup auraient estimés inespérés il y a six mois.»

Le général de Saint-Quentin évoque aussi dans l’entrevue le calendrier de retrait des troupes françaises.

Le nombres de soldats français de 3 200 hommes durant la période électorale, devrait passer grâce à une réduction progressive et coordonnée à partir de la rentrée à environ 1 000 hommes en fin d’année.

En outre, note l’ex grand patron de l’opération Serval, «Notre liberté d’action reste entière puisque nos troupes resteront sous mandat français», un arrangement technique ayant été signé avec l’ONU à ce sujet.


15 juillet, les soldats français poursuivent leur travail au Mali (Vidéo: Armée française, opérations militaires OPEX)