Le président égyptien Mohamed Morsi est écarté du pouvoir par l’armée

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Le chef des armées de l'Égypte, le général Al-Sisi, vient d'annoncer en direct à la télévision d'État, la suspension temporaire de la Constitution, et que Mohamed Morsi n'est plus président de l'Égypte. (Photo: capture BBC News)
Le chef des armées de l’Égypte, le général Al-Sisi, vient d’annoncer en direct à la télévision d’État, la suspension temporaire de la Constitution, et que Mohamed Morsi n’est plus président de l’Égypte. (Photo: capture BBC News)

Le chef des armées de l’Égypte, le général Abdel Fattah Al-Sissi vient d’annoncer en direct à la télévision d’État, la suspension temporaire de la Constitution, et que Mohamed Morsi n’est plus président de l’Égypte.

C’est le président de la cour constitutionnelle qui remplacera M. Morsi et deviendra ainsi président par intérim.

Le général Al-Sissi a notamment affirmé que l’armée avait proposé au président Morsi d’ouvrir un dialogue national en novembre déjà et qu’il a refusé au dernier moment.

Justifiant cette intervention, le général a déclaré que l’armée ne pouvait pas faire la sourde oreille face à «l’appel des masses».

Participant à la conférence de presse, le cheikh d’Al-Azhar, la plus haute institution religieuse d’Égypte, a déclaré soutenir l’appel à une élection présidentielle anticipée. Il a fondé sa décision sur le précepte islamique voulant que choisir le moindre mal est une obligation religieuse.

Morsi appelle quant à lui à résister «pacifiquement» au «coup d’État». Selon un de ses proches collaborateurs, cité par l’AFP, «Le président appelle tous les Égyptiens à résister pacifiquement à ce coup d’État, comme il le fera lui-même», a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat. «Ce qu’ils ont fait est illégal, ils n’ont pas autorité pour le faire».

 

Abdel Fattah Al-Sissi a prévenu que l’armée et la police répondraient à toutes les violences. Réagissant au discours du général, les partisans anti-Morsi sur la place Tahrir, manifestent leur joie et lancent des feux d’artifices, suite à la destitution du président.

Selon les médias égyptiens, l’armée prévoit maintenant la mise en place d’un gouvernement intérimaire, la suspension de la Constitution  islamiste» et la dissolution du Parlement contrôlé par les islamistes.

Les forces de sécurité égyptiennes avaient imposé un peu plus tôt une interdiction de voyager au  président Morsi, au chef des Frères musulmans Mohammed Badie et à son adjoint Khairat Al-Chater.

Des dizaines de blindés de l’armée égyptienne s’étaient également déployés en fin d’après-midi aux abords de rassemblements des partisans du président islamiste Mohamed Morsi au Caire. Une source militaire, citée par l’agence officielle Mena, a déclaré que les troupes s’étaient massivement déployées dans les quartiers de Nasr City, d’Héliopolis et près de l’Université du Caire.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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