Les États-Unis et la Chine réaffirment leur volonté de dénucléariser la péninsule coréenne

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Photo non datée de missiles nord-coréens (Photo: Archives/Kcna/KNS/AFP)
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Photo non datée de missiles nord-coréens (Photo: Archives/Kcna/KNS/AFP)
Photo non datée de missiles nord-coréens (Photo: Archives/Kcna/KNS/AFP)

À l’issue d’une réunion diplomatique non prévue, à Washington, les autorités américaines et chinoises se sont entendus, jeudi soir, pour exiger de Pyongyang des mesures qui mettent fin à son programme d’armement nucléaire.

Un «consensus fort». Telle est la tendance qui resort de deux jours de «dialogue économique et stratégique» entre Pékin et Washington. Lors de cette rencontre annuelle entre les deux pays, le président américain Barack Obama a rencontré deux principaux responsables de la délégation chinoise.

Le secrétaire d’État américain adjoint, William Burns, a assuré qu’«il y a un consensus fort entre nous sur […] l’importance que les États-Unis et la Chine ont à travailler ensemble pour s’assurer que [Pyongyang] soit à la hauteur de ses obligations et traduise son discours et ses engagements antérieurs dans la réalité».

S’exprimant devant des journalistes, William Burns a rappelé que les deux pays voulaient «une dénucléarisation vérifiable» et «des avancées significatives de la part de la Corée du Nord pour montrer son sérieux».

Principal allié de Pyongyang, Pékin souhaite remettre en place des pourparlers à six (Chine, les deux Corées, Japon, Russie et États-Unis) pour résoudre ce conflit diplomatique. La Chine «restera engagée dans la dénucléarisation de la péninsule coréenne, dans la paix et de la stabilité de la péninsule», a déclaré le représentant chinois Yang Jiechi.

Une vaste parade militaire pour les 60 ans de la fin de la guerre de Corée

Mais en attendant une avancée significative, Pyongyang se prépare à célébrer les 60 ans de la fin de la guerre de Corée.

S’appuyant sur une source militaire, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap a assuré, ce vendredi, que plus de 10 000 soldats nord-coréens répétaient pour cette parade à l’aéroport Mirim, à proximité de la capitale. Des missiles de courte et moyenne portée auraient également été installés sur des lanceurs.

De quoi alerter les autorités sud-coréennes, qui surveillent actuellement tous ces préparatifs prévus pour le 27 juillet prochain. Si un armistice a mis fin à la guerre de Corée, en 1953, aucun traité de paix n’a été signé entre les deux pays, restant techniquement en guerre.

Pour autant, les deux pays tentent d’apaiser les tensions récentes, notamment à propos du complexe industriel de Kaesong. Alors qu’un accord de principe a été trouvé pour la réouverture prochaine du site intercoréen, les discussions se poursuivent quant aux modalités nécessaires pour relancer ce symbole de coopération entre les deux Corées.

Pyongyang recule sur les négociations concernant les familles séparées

Après un nouvel échec, mercredi, les deux parties se sont mises d’accord pour se retrouver dès lundi afin de reprendre leurs pourparlers. En revanche, Pyongyang vient de retirer son offre de négociations, concernant des familles séparées depuis six décennies.

Séoul avait donné son accord de principe à la réouverture de ce processus qui concerne des centaines de milliers de personnes séparées de leurs familles depuis la guerre de 1950-1953, mais a souhaité que ces discussions aient lieu à Panmunjom, au cœur de la zone démilitarisée entre les deux pays.

«Dans un message transmis [jeudi], la Corée du Nord a annoncé qu’elle retirait sa proposition» pour mieux se concentrer sur le cas de Kaesong, a déclaré un porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification. Preuve de la fragilité toujours aussi importante d’une péninsule coréenne des plus instables.

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