Les violations des droits humains se poursuivent en Centrafrique, dit l’ONU

D'ex-enfants soldats dans un centre de transit de l'UNICEF, en République centrafricaine (Photo: Archives/Brian Sokol/UNICEF)
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D'ex-enfants soldats dans un centre de transit de l'UNICEF, en République centrafricaine (Photo: Archives/Brian Sokol/UNICEF)
D’ex-enfants soldats dans un centre de transit de l’UNICEF, en République centrafricaine (Photo: Archives/Brian Sokol/UNICEF)

La mission politique des Nations Unies en République centrafricaine a exprimé ses inquiétudes cette semaine devant les violations des droits de l’homme qui auraient été commises dans le pays par les soldats de la coalition Séléka qui s’est emparé du pouvoir en mars dernier, rapporte le service d’information de l’ONU.

Un représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine, Babacar Gaye, a rencontré des organisations non gouvernementales (ONG) qui l’ont informé de massacres de civils, de viols et d’autres violations commis de manière systématique par des soldats de la Séléka.

«Elles l’ont également informé que les défenseurs des droits de l’homme avaient été ciblés et menacés par la Séléka et mentionné plusieurs tentatives de suppression des preuves d’abus, de pillage, de destruction de biens publics et de recrutement d’enfants», a affirmé le porte-parole du Secrétaire général.

Les hostilités avaient éclaté en République centrafricaine en décembre 2012 quand la coalition rebelle Séléka a lancé une série d’attaques et pris le contrôle des principales villes du pays pour finalement s’emparer en mars dernier de la capitale, Bangui, qu’a fui l’ancien Président François Bozizé, laissant la place à l’ex-chef rebelle Michel Djotodia qui s’est alors autoproclamé Président.

De son côté, le Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA) a aussi condamné la semaine dernière les multiples exécutions extrajudiciaires, accompagnées d’actes de torture et de mutilations.

Ngombet Jérôme, comptable de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), une ONG locale, est parmi les victimes identifiées, dit l’ONU.

Le BINUCA, qui demande l’arrêt immédiat de ces graves violations, indiquant que «Ces exécutions ont eu lieu, selon toute vraisemblance, lors de
contrôles de routine dans les zones rurales et dans la ville de Bangui».


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