RDC: 299 combattants ont déserté le M23 en quatre mois

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Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC le 30 novembre 2012 (Photo: Archives/Phil Moore/AFP)
Des rebelles du M23 dans l’est de la RDC le 30 novembre 2012 (Photo: Archives/Phil Moore/AFP)

Pas moins de 299 combattants du groupe rebelle M23 se sont rendus depuis février dernier, a indiqué le lieutenant colonel Félix Prosper Basse, porte-parole militaire de la MONUSCO, au cours d’une conférence de presse tenu mercredi à Kinshasa.

Ainsi entre le 23 juin et le 3 juillet, 33 personnes en provenance de différents groupes armés se sont rendus aux troupes onusiennes, congolaises, et différents bureaux de la Section de désarmement, démobilisation, réintégration, et réinstallation ou rapatriement. Il s’agit notamment, de 11 du M23 [dont deux enfants soldats ; avec quatre armes AK-56, trois armes AK-47 et une importante quantité de munitions], de huit des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) [dont un RUD et un des Forces Combattantes Abacunguzi (FOCA)], de cinq de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) [avec deux armes AK-47], de trois des Maï-Maï Nyatura, de trois des FPC/UPCP (Front Populaire Congolais/Union des Patriotes Congolais pour la Paix), et de trois de différents groupes armés.

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Selon le lieutenant colonel Basse, outre ces multiples désertions, le M23 est également confronté aux attaques répétées contre ses positions par les groupes des Maï-Maï Nyatura et les forces négatives présentes dans le territoire de Rutshuru.

Cependant, selon lui, dans les régions du territoire de Rutshuru occupées par le M23, les enlèvements de civils, les viols, les meurtres ainsi que les pillages récurrents perpétrés par les éléments de ce mouvement rebelle, «demeurent une source de préoccupation majeure au plan sécuritaire et à celui du respect des Droits de l’Homme».

Par ailleurs, le 30 juin 2013, les rapports de la MONUSCO font état d’un Pasteur qui a été tué par les éléments du M23 au quartier Murambi à Rutshuru-centre alors qu’il revenait d’une séance de prières avec les patients du centre de santé local. «Ce crime a causé la panique au sein de la population locale, qui a déserté les rues. Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital général de Rutshuru par un groupe de jeunes.»
En outre, le 2 juillet 2013, la Force de la MONUSCO a déployé de «toute urgence» une unité de réaction rapide, pour mettre un terme aux pillages commis par les rebelles du M23 contre les populations civiles de Kanyaruchina. Un Capitaine du M23 a été appréhendé durant cette intervention.

La situation sécuritaire, jugée tendue la semaine dernière au Nord-Kivu, est néanmoins restées sous le contrôle des forces onusiennes et congolaises, a affirmé le lieutenant colonel Basse.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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