RDC: ultimatum de 48h de l’ONU aux rebelles autour de Goma

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Soldats de la Mission des Nations-Unies au Congo (Photo: Archives/ONU)
Soldats de la Mission des Nations-Unies au Congo (Photo: Archives/ONU)

L’ONU montre les dents en République Démocratique du Congo! Les Nations unies ont donné mardi un ultimatum de 48 heures aux rebelles du M23 autour de la ville de Goma, dans l’est de la RDC, pour désarmer, sans quoi la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU fera usage de la force.

En mars dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies avait décidé de mettre en place une brigade d’intervention avec un mandat offensif pour neutraliser et désarmer les groupes armés opérant dans l’est de la RDC.

Cette opération d’imposition sera la première de la Brigade d’intervention de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO, qui travaillera conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.

C’est une lutte «à finir» qui se poursuit donc entre les groupes rebelles et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation.

Le 14 juillet, des combats avaient éclat entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle M23, à Mutaho, à 12 km de Goma, faisant au moins 130 morts.

Lors de ces attaques, dit l’ONU, le M23 a tiré indistinctement, y compris à partir d’armes lourdes, faisant des victimes parmi les civils et les installations de l’ONU ont également été prises pour cible.

Martin Nesirky, porte-parole de l’ONU, avait alors déclaré le 18 juillet que la Mission des Nations-Unies au Congo, la MONUSCO, restait en état d’alerte et qu’elle était prête à intervenir «si les combats devaient menacer les civils, en particulier à Goma et dans les camps de personnes déplacées se trouvant dans cette zone».

Finalement, la MONUSCO a annoncé par voie de communiqué mardi 29 juillet que, dorénavant, elle «considère toute personne qui ne fait pas partie des forces de sécurité nationales et possède une arme à feu à Goma et dans les localités situées au nord de la ville, dans la province du Nord-Kivu, comme une menace imminente pour les civils».

La Mission indique qu’elle désarmera tout individu armé afin d’imposer une zone de sécurité pour protéger la région densément peuplée de Goma et Saké, qui a été le théâtre depuis la mi-mai d’attaques répétées menées par le M23 contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Saké.

Désormais, poursuit la MONUSCO dans son communiqué, ces menaces «seront repoussées hors du territoire de Goma par la zone de sécurité, qui pourra être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant.

À compter de mardi 30 juillet à 16 heures (heure de Goma), «un délai de 48 heures sera accordé à toute personne dans la région ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales pour rendre son arme dans une base de la MONUSCO».

Dépassé jeudi 1er août à 16 heures, les personnes armées «seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la MONUSCO prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission.».


Le lieutenant-général Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la MONUSCO, lance un ultimatum de 48h aux rebelles autour de Goma (Vidéo: MaximsNews)

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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