Reprise des pourparlers: Israël devrait libérer 104 palestiniens

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Des Palestiniens participent à une manifestation, le 7 juin 2013 à Gaza (Photo: Archives/Said Khatib/AFP)
Des Palestiniens participent à une manifestation, le 7 juin 2013 à Gaza (Photo: Archives/Said Khatib/AFP)

Les négociations entre Israéliens et Palestiniens doivent reprendre mardi à Washington, a annoncé le président palestinien Mahmoud Abbas vendredi à Ramallah où il a aussi déclaré que ce dimanche verra de «bonnes nouvelles» pour les Palestiniens enfermés dans les prisons israéliennes, sans donner d’autres détails.

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Mise à jour 28/07/13 à 14h00

Le gouvernement israélien a approuvé dimanche la libération de prisonniers palestiniens, selon la radio publique, deux jours avant la reprise annoncée des négociations de paix directes avec les Palestiniens gelées depuis trois ans, rapporte l’AFP.

Le conseil des ministres a adopté un texte prévoyant la libération de 104 prisonniers palestiniens détenus en Israël, par 13 votes pour, 7 votes contre et 2 absentions, a indiqué la radio.

«Le gouvernement a approuvé l’ouverture de négociations diplomatiques entre Israël et les Palestiniens et […] la formation d’un comité ministériel en charge de la libération de prisonniers palestiniens dans le cadre des négociations», a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, précisant que ce dernier présiderait le comité.

L’Autorité palestinienne a immédiatement salué la décision israélienne

Les services de M. Netanyahu n’ont pas précisé l’identité des prisonniers qui seraient libérés. Toutgefois, la décision du cabinet israélien ne vise que les prisonniers palestiniens, la question des prisonniers Arbles Israéliens devant faire l’objet d’une décision distincte.

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Pour permettre la reprise des pourparlers après trois ans de suspension, reprise qu’avait finalement arraché le Secrétaire d’État américain John Kerry à sa dernière visite au Moyen-Orient, Israël avait en effet accepté de libérer des prisonniers palestiniens incarcérés avant les accords d’Oslo de 1993.

Ce sont finalement 104 prisonniers qui ont passé de 19 et 30 ans dans les geôles israéliennes après des condamnations pour des actes terroristes et le meurtre d’Israéliens, dont le gouvernement devrait maintenant approuver la libération dimanche 28 juillet.

L’identité des prisonniers pouvant être libérés a déjà été révélée par les autorités israéliennes.

Les deux plus anciens prisonniers de la liste, Karim et Maher Younis, qui avait été reconnus coupable du meurtre d’un soldat israélien, étaient incarcérés depuis le tout le début des années 80.

Quant aux pourparlers, ils doivent reprendre à Washington mardi: des responsables américains seront présents à ces pourparlers qui seront dirigés, côté palestinien, par le négociateur en chef Saëb Erakat et, côté israélien, par la ministre de la Justice Tzipi Livni, accompagnée par Yitzhak Molcho, l’émissaire personnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Cette première rencontre devrait porter sur l’ordre du jour des discussions, incluant les sujets qui seront abordés et le calendrier.

Le gouvernement israélien, pour sa part, doit également ratifier un projet de loi qui prévoit de soumettre à référendum, après approbation du gouvernement et du Parlement, tout accord de paix avec les Palestiniens.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. Et comme d'habitude Israel donne tout, sans jamais recevoir en retour, si ce n'est l'opprobre et la condamnation du monde entier qui rend Israel de tous les maux de la planète, et Abbas va s'empresser de glorifier et de fêter le retour de ces criminels aux mains encore tachées du sang de leurs innocentes victimes et comme à son habitude de baptiser des rues à leurs noms et de leur verser de grosses pensions pigées à même les fonds fournis par les contribuables de l'Union Européenne.