Syrie: les experts de l’ONU pour les armes chimiques sont arrivés à Damas

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Un rebelle syrien enfile un masque à gaz, le 18 juillet 2013 à Idleb, dans le nord-ouest du pays (Photo: Archives/Daniel Leal-Olivas/AFP)
Un rebelle syrien enfile un masque à gaz, le 18 juillet 2013 à Idleb, dans le nord-ouest du pays (Photo: Archives/Daniel Leal-Olivas/AFP)

La Haute représentante des Nations Unies pour les Affaires de désarmement, Angela Kane, et le le chef de la mission des Nations Unies chargée d’enquêter sur les allégations d’usage d’armes chimiques en Syrie, Ake Sellstrom, sont arrivés mercredi à Damas pour une mission de deux jours, alors que régime et rebelles s’accusent d’avoir eu recours à ces armes.

L’ONU avait accepté la semaine dernière l’invitation adressée par le gouvernement syrien à venir à Damas pour des discussions sur les modalités de l’enquête sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit.

Le gouvernement syrien et l’opposition s’accusent mutuellement de recourir à l’arme chimique dans la guerre civile qui en est à sa troisième année et a fait jusqu’à maintenant plus de 100 000 morts.

C’est Damas qui a invité les représentants de l’ONU à venir discuter des «modalités de coopération», mais, aux dernières nouvelles, le gouvernement syrien n’avait toutefois pas changé d’avis sur l’ampleur et la finalité de la mission d’enquête.

Le régime syrien insiste toujours pour que les enquêteurs onusiens se concentrent sur un incident attribué par Damas à l’opposition syrienne et survenu en mars dernier à Khan al-Assal, près d’Alep (nord), mais n’enquêtent pas sur les accusations similaires portées contre l’armée syrienne par Londres et Paris à propos des incidents à Khan al-Assal ainsi qu’à Homs, le 23 décembre 2012.

Arrivés dans un hôtel de la capitale syrienne, Ake Sellstrom et Angela Kane doivent donc mener des discussions avec le régime sur leur accès au territoire syrien pour les besoins de l’enquête concernant notamment l’utilisation de gaz sarin.

Par contre, la tâche des enquêteurs sera sans doute compliquée par la prise par les rebelles d’une localité clé du pays.

Les combattants de l’opposition ont en effet pris la ville de Khan al-Assal des mains du régime de Bachar al-Assad deux jours avant l’arrivée à Damas des experts de l’ONU.

Khan al-Assal avait été le théâtre d’une attaque meurtrière le 19 mars dernier que le gouvernement syrien avait attribué aux rebelles, appelant alors à une enquête des Nations-Unies.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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