Syrie: Washington s’engage, Ottawa attend

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Le Capitole américain, siège du Congrès (Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le Capitole américain, siège du Congrès (Photo: Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

C’est désormais officiel, après avoir bloqué le projet pendant plusieurs semaines, le Congrès américain est sur le point de donner enfin son accord pour la livraison d’armes à la rébellion syrienne contre le gouvernement de Bachar al-Assad.

Les forces américaines disent également envisager des options militaires en Syrie. Le général Martin Dempsey, chef d’état-major de la Défense américaine, a présenté au Sénat plusieurs scénarios d’intervention possibles dans ce pays.

À la mi-juin, Washington s’était engagé à offrir une aide militaire aux rebelles, après être parvenu à la conclusion que les forces de Bachar al-Assad avaient franchi la «ligne rouge» en recourant à un arsenal chimique.

L’administration Obama n’avait toutefois pas précisé quelle forme pourrait prendre cette aide militaire, armer les rebelles ou établir une zone d’exclusion aérienne.

«Nous avons travaillé avec le Congrès pour surmonter certaines de leurs préoccupations initiales, et nous considérons y avoir répondu et être en mesure d’aller plus loin», a déclaré, sous couvert d’anonymat, une source proche de l’administration Obama.

Le républicain Mike Rogers, président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, a confirmé que la chambre basse du Congrès devrait approuver la livraison d’armes, même si les élus restent «très réservés».

De son côté, la Commission du renseignement du Sénat, dominé par le camp démocrate, avait donné son accord le 12 juillet dernier.

Dans un courrier publié lundi, Martin Dempsey, chef d’état-major de l’armée des Etats-Unis, a lui fait la liste des cinq types de missions que pourraient effectuer les troupes américaines si Washington le demande.

Martin Dempsey cite le fait d’entraîner et de conseiller les rebelles, l’exécution de frappes aériennes ciblées, la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, la création de zones refuges pour les opposants à Bachar al Assad et le contrôle des armes chimiques.

  • La moins impliquée – une mission d’entraînement, de conseils et d’assistance – ne nécessiterait pas de troupes américaines directement impliquées dans la lutte du moment où elles agiraient en dehors de la Syrie et livreraient fournitures et formation, a dit Dempsey. D’un montant estimé à 500 millions $ par année, la mission pourrait augmenter les capacités de combattants de l’opposition, mais comporte un risque que des extrémistes puissent avoir accès à des armes américaines.
  • Une deuxième option, des frappes limitées d’écartement, viseraient «la défense aérienne à forte valeur pour le régime, les missiles terrestres et aériens et les forces navales ainsi que les installations de soutien militaires et des nœuds de commandement», avec des frappes lancées à l’extérieur de la Syrie. «En fonction de la durée, les coûts pourraient être de plusieurs milliards», a écrit Dempsey. Bien que les attaques pourraient dégrader les capacités du régime syrien au fil du temps, ils pourraient déclencher des attaques de représailles et mettre en danger les civils, écrit-il.
  • Une troisième option, établir une zone d’exclusion aérienne, irait plus loin, en faisant tomber la défense aérienne syrienne pour prendre le contrôle du ciel à travers le pays. En raison de la nécessité de survoler l’espace aérien syrien, le risque pour les troupes américaines serait plus élevé, dit également Dempsey. La zone d’exclusion aérienne coûterait 500 millions $ dès le départ et jusqu’à 1 milliard $ par mois pour la maintenir, a-t-il dit.
  • L’armée américaine pourrait également établir des zones tampons pour protéger les frontières de la Turquie ou de la Jordanie, ou pour protéger les civils syriens. Cela exigerait des zones partielles d’exclusion aérienne et comporteraient dans les faits les mêmes risques et coûts.
  • L’option la plus complexe que Dempsey décrit – le contrôle des armes chimiques – exigerait une zone d’exclusion aérienne, des frappes aériennes et terrestres et des milliers de soldats sur le terrain. Cela coûterait plus de 1 milliard $ par mois, a-t-il dit, ajoutant: «Les risques sont similaires à la zone d’exclusion aérienne avec le risque supplémentaire de nos soldats sur le terrain.»

«Les dix dernières années nous ont cependant appris qu’il n’est pas suffisant de modifier l’équilibre des forces militaires sans un examen attentif de ce qui est nécessaire pour préserver le fonctionnement de l’État», prévient-il néanmoins. «Nous devons prévoir et nous préparer aux conséquences imprévues de notre action.»

Selon Riad Kahwaji, président de l’INEGMA, un institut de recherche stratégique au Moyen-Orient, «Washington choisira l’option la moins coûteuse et la moins risquée».

Au Canada

Alors qu’il était en visite en France, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, avait alors affirmé que «la position du Canada sur le régime est clair: nous voulons voir Assad partir et nous voulons voir un régime qui est représentatif de l’ensemble de la population de la Syrie, ce que le régime Assad dans sa forme actuelle ne pourra jamais être».

Stephen Harper avait précisé qu’il avait encore des réserves sur la livraison d’armes et de munitions aux rebelles syriens.

«Je pense que nos inquiétudes concernant les risques des deux côtés sont partagés également par nos alliés», a dit le Premier ministre, faisant référence sur l’intention de l’utilisation de ces armes par l’opposition.

Apparemment toujours pas rassurés, un porte-parole de la Défense nationale, a indiqué à 45eNord.ca que la position actuelle du Canada demeurait inchangée et que les Forces canadiennes se tiennent prêtes en tout temps à se déployer si le Gouvernement du Canada le juge utile.

Wait and see…

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
#OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

Discussion6 commentaires

  1. les américains n'ont toujours rien compris,livrer des armes aux terroristes vas se retourner contre eux,mémoire courte

  2. chacun pays du moyen orient qui essais de se developper doit etre detruit parcequ'il est voisin avec israel et doit devenir un territoire pour les ges qui n'ont aucun cerveau pour n'est plus avoir aucun developpement, quand meme il faut qu'il ya les gens qui essayent de stop ces genres de crimes on peut pas vivre comme ca dans notre planet que il ya quelque pays qui ont droit au pain les autre sont interdit a toucher le pain par la force des plus fort

  3. C'est dröle Harper le clown, il dit attendre et voir, mais quand Obama va obliger Harper de participer Harper va dire oui oui oui maitre et notre marine va tirer a bout portant. Nous savons tous que Israel est le temoin clé dans cette opération et l'Iran n'échappe pas non plus aux américains.