Centrafrique: la Procureure de la CPI surveille la situation de près

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La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensoudan (Photo: Service Information ONU)
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La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensoudan (Photo: Service Information ONU)
La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensoudan (Photo: Service Information ONU)

La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, s’est déclarée cette semaine profondément préoccupée par la situation qui continue à se détériorer en République centrafricaine et les informations selon lesquelles des crimes graves continuent d’y être perpétrés.

Dans un communiqué publié sur le site de la CPI, Fatou Bensouda se réfère aux conclusions du rapport de la Mission d’établissement des faits du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur la situation en République centrafricaine qui seront présentées officiellement par la Haut-Commissaire dans son rapport devant le Conseil des droits de l’homme à une date ultérieure dans le courant de l’année, et qui affirme «que des crimes pouvant relever de la compétence de la Cour pénale internationale continuent d’être commis dans le pays, y compris des attaques contre des civils, des meurtres, des viols et le recrutement d’enfants soldats.»

La Procureure exhorte donc à nouveau dans son communiqué les personnes responsables de ces crimes à y mettre un terme sans plus attendre.
Elle appelle «la communauté internationale à venir en aide au Gouvernement centrafricain en vue d’améliorer la situation en matière de sécurité et de protéger les habitants de Bangui et sur l’ensemble du territoire.»

La prochaine séance du Conseil de sécurité de l’ONU sur la République centrafricaine constituera, selon Fatou Bensouda, l’occasion pour les gouvernements d’apporter leur soutien à ce pays et de démontrer que la communauté internationale ne l’oublie pas.

La Procureure a déclaré en outre que son « Bureau jouera son rôle et mènera des enquêtes et des poursuites à l’encontre des personnes portant la responsabilité la plus lourde dans les crimes graves, le cas échéant. Nous avons démontré par le passé, notamment les poursuites engagées à l’encontre de M. Jean-Pierre Bemba, que nous n’hésiterons pas à le faire.»

Son Bureau continue à surveiller la situation de près et à s’intéresser aux allégations de crimes relevant de la compétence de la Cour.

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