La Corée du Sud débute ses exercices militaires conjoints avec les États-Unis

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Le destroyer lance-missiles USS McCampbell (DDG 85), le destroyer de la République de Corée Yu Seong-Ryong-(DDG 993), le milieu et le destroyer lance-missiles USS John S. McCain (DDG 56) au cours de l'exercice Foal Eagle 2013 (Photo : Mass Communication Specialist 3e classe Barnes Declan)
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Le destroyer lance-missiles USS McCampbell (DDG 85), le destroyer de la République de Corée Yu Seong-Ryong-(DDG 993), le milieu et le destroyer lance-missiles USS John S. McCain (DDG 56) au cours de l'exercice Foal Eagle 2013 (Photo : Mass Communication Specialist 3e classe Barnes Declan)
Le destroyer lance-missiles USS McCampbell (DDG 85), le destroyer de la République de Corée Yu Seong-Ryong-(DDG 993), le milieu et le destroyer lance-missiles USS John S. McCain (DDG 56) au cours de l’exercice Foal Eagle 2013 (Photo : Mass Communication Specialist 3e classe Barnes Declan)

C’est parti pour les exercices militaires Ulchi Freedom Guardian (UFG) ! Près de 80 000 soldats sud-coréens et américains ont débuté, ce lundi, ces manœuvres conjointes, dans un contexte de relative détente sur la péninsule coréenne.

Malgré de récents accords entre Séoul et Pyongyang, les autorités sud-coréennes ont lancé, lundi, leurs exercices militaires annuels, en collaboration avec l’armée américaine.

Baptisés Ulchi Freedom Guardian (UFG), ils sont avant tout virtuels. Mais près de 80 000 soldats des deux pays ont tout de même été mobilisés pour l’occasion.

La présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a rappelé que l’exercice Ulchi a été lancé après «l’attaque des commandos nord-coréens contre la Maison-Bleue en 1968, un exercice qui dure depuis 45 ans» pour faire face aux urgences de l’État.

Park organise une réunion dans le bunker du palais présidentiel

Présente dans le bunker du palais présidentiel, ce lundi, la dirigeante sud-coréenne a présidé une réunion de sécurité nationale, la première depuis son investiture.

Elle avait ainsi réuni le Premier ministre, Chung Hong-won, le ministre de l’Unification, Ryoo Kihl-jae, le ministre des Affaires étrangères, Yoon Byung-se, le ministre de la Défense, Kim Kwan-jin, le chef du Service national du renseignement (NIS), Nam Jae-joon, ainsi que ces membres du Conseil de sécurité nationale (NSC). L’occasion d’ouvrir de probables discussions sur des mesures préparatoires en cas d’urgence, de cyberattaques ou autres.

Si cette réunion à huis-clos s’est tenu dans un bunker, la situation actuelle dans la péninsule coréenne amène un certain espoir de détente entre Séoul et Pyongyang.

Les autorités des deux pays se sont notamment entendus pour la réouverture du complexe industriel de Kaesong, fermé depuis avril.

Dimanche, la Corée du Nord a accepté, après plusieurs années, la proposition sud-coréenne visant à reprendre les réunions des familles séparées par la guerre de Corée, il y a 60 ans, comme l’a annoncé l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

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