Le numéro deux mondial de l’aéronautique EADS s’appellera dorénavant Airbus

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Le 21 juillet 2013, Airbus Military au Royal International Air Tattoo 2013 à la base de la Royal Air Force Fairford, à Gloucestershire, au Royaume-Uni (Photo: Archives/EADS)
Le 21 juillet 2013, Airbus Military au Royal International Air Tattoo 2013 à la base de la Royal Air Force Fairford, à Gloucestershire, au Royaume-Uni (Photo: Archives/EADS)

Exit EADS, vive le groupe Airbus! Le géant européen de l’aéronautique dont le siège opérationnel avait été transféré en avril dernier à Toulouse, près du siège de sa filiale Airbus, s’est maintenant rebaptisé Airbus, du nom de sa marque la plus connue, et a annoncé du même souffle un regroupement de ses activités défense et espace dans le but d’améliorer sa compétitivité.

Certes, l’acronyme EADS (de European Aeronautic Defence and Space company) avait fini par acquérir une certaine notoriété, mais elle restait nettement plus faible que celle d’Airbus, un nom utilisé, lui, depuis les années 1960.

À l’instar du géant américain Boing, le groupe EADS, devenu Airbus, compte désormais bénéficier de l’image de sa marque vedette, mondialement connue.

EADS devient donc officiellement le groupe Airbus à partir du 1er juillet 2014, de préciser le directeur général délégué responsable de la stratégie et de l’international d’EADS, Marwan Lahoud. D’ici là, les deux marques devront encore coexister, le temps de mener à bien le processus réglementaire de cette opération.

En outre, dans la foulée, Eurocopter changera aussi de nom et deviendra Airbus Helicopter. Son chiffre d’affaires est de 6 milliards d’euros, soit 8,2 milliards $.

Neuf mois après l’échec du grand projet de fusion qu’il avait négocié avec le britannique BAE Systems pour détrôner Boeing, Tom Enders, le patron d’EADS, réorganise donc en profondeur le numéro un européen de la défense et de l’aéronautique dans une stratégie qui vise à meilleure intégration.

L’entreprise a aussi annoncé le 31 juillet des résultats en forte progression pour le deuxième trimestre et supérieurs aux attentes des analystes.

Le chiffre d’affaires, indique le dernier rapport de l’entreprise, progresse de 6 % et atteint 26,3 milliards d’euros (35,9 milliards $); l’EBIT (le résultat opérationnel avant intérêts et impôts, écarts d’acquisition et éléments exceptionnels) avant éléments non récurrents est en hausse de 21 % pour passer à 1,6 milliard d’euros (2,2 milliards $); le résultat net augmente de 31 %, s’élevant à 759 millions d’euros (1,4 milliard $).

Cassidian annonce la suppression de 850 postes d’ici 2014 (Photo: EADS)

Le bientôt «groupe Airbus», ex-EADS, occupe une grande place enviable dans le paysage industriel militaire et aéronautique mondial. ll est deuxième fabricant mondial de l’aéronautique et de la défense derrière Boeing, mais devant devant Lockheed Martin.

Ses quatre activités principales sont la construction d’avions avec Airbus, incluant la construction d’avions militaires de transport au sein de Airbus Military, la construction d’hélicoptères civils et militaires avec Eurocopter, qui devient maintenant Airbus Hélicoptères, la construction de lanceurs spatiaux ainsi que de satellites de télécommunication et d’observation de la terre avec Astrium, et la construction d’armements et d’équipements électroniques au sein de la division Cassidian.

Le groupe est le numéro un mondial dans les hélicoptères civils avec Eurocopter ,le lancement de satellites avec Arianespace et les missiles militaires avec MBDA.

Le groupe est aussi dans le peloton de tête dans l’aéronautique civile avec Airbus, qui se dispute la première place avec Boeing, et dans le positionnement géosatellitaire avec sa participation dans Galileo.

Au niveau mondial, Boing et EADS n’ont cessé, globalement, de se disputer la première place dans le monde de l’aéronautique depuis plusieurs années.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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