Les dépenses en soins de longue durée aux vétérans appelées à diminuer, dit un rapport de l’ombudsman

http://www.45enord.ca/2013/02/processus-de-demande-de-prestations-injuste-et-partial-dit-lombudsman/
L'ombudsman des vétérans, Guy Parent (Photo: Archives/ Bureau de l'ombudsman)
Temps de lecture estimé : 3 minutes
http://www.45enord.ca/2013/02/processus-de-demande-de-prestations-injuste-et-partial-dit-lombudsman/
L’ombudsman des vétérans, Guy Parent (Photo: Archives/ Bureau de l’ombudsman)

Dans son rapport sur les soins de longue durée publié cette semaine, l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, prévient qu’avec la diminution des vétérans «qui jouissent des critères d’admissibilité les plus étendus» Ottawa s’attend maintenant à une diminution des dépenses en soins de longue durée.

Le rapport intitulé Besoins des anciens combattants en matière de soins de longue durée (Source:Bureau de l’ombudsman)

Le rapport intitulé «Besoins des anciens combattants en matière de soins de longue durée» examine l’admissibilité, l’accessibilité et le coût du Programme de soins de longue durée d’Anciens Combattants Canada.

Le rapport de Guy parent résume la problématique des soins de longue durée aux vétérans.

«L’objectif de l’examen» dit le communiqué du bureau de l’ombudsman qui annonce cette publication, «est de favoriser une compréhension commune du rôle que joue présentement Anciens Combattants Canada dans le financement des soins de longue durée des vétérans dans le cadre du Programme des soins de longue durée.»

L’admissibilité à ces différents niveaux de soins est complexe, explique le rapport.

Il faut répondre à la fois aux critères liés aux états de service et aux critères d’admissibilité au programme.

Dans la plupart des cas, les vétérans et les autres clients du ministère doivent d’abord répondre aux critères d’admissibilité de leur province avant que leur demande puisse être étudiée dans le cadre du Programme de soins de longue durée.

Alors que l’admissibilité provinciale est fondée sur les besoins en soins de santé, ceux du ministère des Anciens combattants doivent tenir compte à la fois des besoins en soins de santé et de la catégorie de clients, qui dépendent de l’endroit où le vétéran a fait son service militaire, ou de la période durant laquelle il a servi, souligne l’Ombudsman

Par ailleurs, certains vétérans qui habitent hors des agglomérations urbaines ou des centres à forte concentration de vétérans continuent d’avoir de la difficulté à trouver des soins de longue durée dans les communautés où ils habitent ou à proximité de celles-ci.

«Même si bon nombre de vétérans continuent d’être admis dans des établissements de soins de longue durée à l’échelle du pays, ceux qui jouissent des critères d’admissibilité les plus étendus sont de moins en moins nombreux, et aucune cohorte de clients, y compris les vétérans des Forces canadiennes, n’est admissible à les remplacer. Le ministère s’attend donc à ce que les dépenses en matière de soins de longue durée diminuent au cours des années à venir», conclut finalement le rapport.

Ce rapport est le premier d’une série de rapports sur les programmes et les avantages pour soins de santé auxquels les vétérans pourraient avoir accès, selon leurs besoins, au cours de leur vie, souligne enfin M. Parent.

L’examen du Programme pour l’autonomie des anciens combattants ainsi que l’examen des services fédéraux et provinciaux offerts aux vétérans ayant besoin de logements avec assistance suivront.

À lire aussi:

Pourquoi devoir toujours poursuivre le gouvernement, s’indignent les anciens combattants>>

 

Le ministre Fantino répond aux associations d’anciens combattants>>

 

L’ombudsman des vétérans identifie trois problèmes lors du retour des militaires à la vie civile>>