L’expérience d’une «élof» dans le programme d’orientation du CMR Saint-Jean

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Une nouvelle promotion d'élèves-officiers fait son entrée au CMR Saint-Jean (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Une nouvelle promotion d’élèves-officiers fait son entrée au CMR Saint-Jean (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Chrystelle Cloutier souhaite devenir officier d’opération Maritime de surface et sous-marine. Elle est maintenant élève-officier au Collège militaire royal de Saint-Jean. Pour 45eNord.ca, elle nous livre ses impressions alors qu’elle en est à ses premières semaines dans les Forces armées canadiennes.

Je suis l’Aspirante de marine Chrystelle Cloutier, je viens du Mont-Tremblant et, comme la plupart des jeunes de mon âge, je viens d’obtenir mon diplôme d’études secondaires.

J’aurais pu prendre la décision d’aller avec tous mes amis au cégep le plus près de la maison familiale, mais j’ai décidé autrement. Je cherchais un cégep qui m’apporterait plus que des cours académiques tels que le français et la philosophie. J’étais à la recherche d’un endroit qui me pousserait à dépasser mes limites et qui me ferait vivre des expériences uniques qui sortent de l’ordinaire. C’est pourquoi, après de longues recherches, j’ai choisi de m’inscrire au Collège militaire royal de Saint-Jean.

Après plusieurs mois d’attente, j’ai finalement été appelé, pour mon plus grand bonheur, pour m’annoncer que j’étais acceptée au Collège militaire royal de Saint-Jean. Je suis maintenant l’Aspirante de marine Cloutier, et ce, depuis le 25 juillet passé, date où j’ai prêté serment d’allégeance à la reine. Ce fut pour moi un grand honneur de participer à cette cérémonie qui veut maintenant dire beaucoup pour moi, car c’est à partir de cette date que ma vie a changée du tout au tout.

À mon arrivée au Collège militaire royal de Saint-Jean, le 28 juillet dernier, j’avais de la difficulté à réaliser le fait que j’ai été acceptée et que c’était vraiment là où je passerais les deux prochaines années de ma vie avant d’aller au Collège militaire royal du Canada. Le campus est vraiment vaste et j’ai vite été impressionnée par tous les établissements et terrains sportifs du site, peu communs aux autres cégeps. Mes parents étaient tous les deux impressionnés et, ma mère, particulièrement satisfaite de ma chambre.

En effet, dès mon arrivée, on m’a assigné une chambre et, par le même, attitré à l’escadron Richelieu, ce qui me rend très heureuse. Les escadrons Iberville, Tracy et Richelieu sont les trois escadrons du Collège militaire royal de Saint-Jean.

Dès le lendemain, ce fut le début des cinq plus longues semaines que j’ai eu à vivre jusqu’à présent. Le Programme d’Orientation qu’on appelle PO, a dès le début, complètement bousculé ma petite vie tranquille.

Se lever chaque matin vers 5h fut plutôt difficile au début. Surtout tenant compte du fait qu’on ne se couche jamais avant 23h, ce qui raccourci de beaucoup nos nuits. Les journées sont très longues et toujours bien remplies. Au début, il est évident que de rester éveillé durant nos cours militaires théoriques, par exemple Classification et désignation de l’information ou encore, connaitre les coutumes et les traditions de Forces armées canadiennes était une mission plus ou moins impossible, mais on a dû rapidement trouver des moyens de rester concentré, car ces cours étaient matière à examen.

En plus des cours théoriques militaires, on a été initié à l’exercice élémentaire, qu’on appelle communément la «drill». Être tous synchronisés, c’était très complexe au commencement, mais, étant donné qu’on en fait très souvent, on réussi maintenant à garder le rythme.

Par contre, selon moi, la partie la plus difficile du PO est la partie discipline. Il nous faut marcher en formation, être cinq minutes à l’avance, se présenter adéquatement, etc. Même si un membre du groupe est en retard, on a tous la même conséquence, car on est une équipe. Je crois donc que, pour tout le monde, le côté discipline est très déstabilisant, par contre, on s’est vite rendu compte que la discipline nous rend plus fort autant physiquement que psychologiquement. C’est cette force mentale qu’on acquière peu à peu qui nous sera indispensable dans nos fonctions d’officiers.

La plus belle chose du PO pour ma part, c’est l’esprit de camaraderie qui règne dans nos escadrons. On est une équipe, une famille. On se supporte tous autant dans les beaux moments que dans les moments plus difficiles. Je dirais même que ce qui est intéressant, c’est que ces liens ont commencé à se tisser dès les premiers jours du PO, surtout avec notre colocataire. Jamais je n’aurais cru qu’il était possible de devenir aussi proche et avoir autant confiance en quelqu’un en si peu de temps. Bien entendu, on ne peut pas aimer tout le monde, mais on a tous rapidement appris à vivre ensemble et à s’entraider. Ces cinq semaines de PO nous permettent de développer un esprit d’équipe incomparable à ce qu’on a pu vivre avant, et ce, même comparé à une équipe sportive.

Bref, le Programme d’Orientation nous apporte beaucoup de discipline pour faire de nous des militaires qui sauront faire honneur aux Forces armées canadiennes, mais il nous permet aussi de nous développer aussi en tant que personne et, surtout, il nous a permis de créer des liens d’amitié qui dureront très longtemps. Je suis vraiment fière de faire partie de cette grande famille, et je sais que même si parfois c’est difficile, il y aura toujours quelqu’un pour me soutenir. Je recommande sincèrement le Collège militaire royal de Saint-Jean à tous ceux qui cherchent comme moi une vie pleine d’expériences uniques.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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