Opération Nanook 2013: agent pathogène, accident et évacuation (PHOTOS/VIDÉO)

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Après avoir déclenchée l’alerte et fait appel aux Forces armées canadiennes pour les aider dans une tache de prévention des incendies, les autorités locales de Whitehorse décident de poursuivre leurs efforts, mais un incident se produit…

Virus

Alors que le feu fait rage en bordure de la ville, un incident se produit à proximité de l’hôpital de Whitehorse: un agent pathogène a été libéré et des personnes pourraient être contaminés si le problème n’est pas rapidement résolu.

Sur demande de la Gendarmerie royale du Canada, qui mène la gestion de la crise, les Forces armées canadiennes dépêchent une quinzaine de militaires pour établir un périmètre de sécurité autour du lieu de l’incident et empêcher ainsi une éventuelle propagation de la contamination.

Rapidement sur place, la Gendarmerie royale du Canada, les Forces armées canadiennes, les autorités locales et des experts en santé tiennent un briefing pour comprendre la situation. S’enquérant de la menace, le lieutenant Éric Bouzaza du 1er Bataillon Royal 22e Régiment se fait indiqué que, selon toute vraisemblance, lors d’un accident de la route, un agent pathogène humain de niveau 4 a été relâché dans la nature; le virus Ébola figure dans la liste potentielle, tout comme les virus Sabia, Nipah, Kumlinge, Junin et d’autres.

Des microbiologistes sont sur place, revêtent leur combinaison de protection et pénètrent dans la «zone chaude». Pas de problème pour les militaires qui ont établi le périmètre de sécurité, personne n’aura tenté de franchir le cordon.

Les urgences débordées

Un bus se renverse! Des mineurs qui rentraient du travail sont blessés. Le chauffeur s’est surement endormi au volant ou a fait un malaise. Joués par 25 militaires, les blessés sont tous atteints à différents degrés. Certains ont de simples égratignures, d’autres ont des os qui sont sortis, d’autres sont inconscients, …

Le caporal Lemoine Charon du 1er Bataillon Royal 22e Régiment fait parti des figurants. Visiblement mal en point dans le scénario, il nous indique qu’il doit jouer le rôle d’un blessé qui est conscient, se rappelle de son nom et de ce qui se passe.

Le but de l’exercice est de voir comment vont réagir les infirmiers et médecins face à un engorgement des urgences, voir comment se fait le triage des blessés et comment se passe les premiers soins.

L’évacuation commence

Le feu étant désormais aux portes de la ville, les autorités décident de faire évacuer les premiers habitants.

Les Forces armées canadiennes mettent en place un «camp de réfugiés»: des tentes et une cuisine de campagne. Comme l’indique le lieutenant-colonel Patrick Robichaud, commandant du 1er Bataillon Royal 22e Régiment, le but est «d’établir un endroit pour accueillir des gens qui ont été évacué  et leur fournir des repas de façon quotidiennes». La capacité est d’environ 100 à 150 personnes.

Un centre de réception des évacués a aussi été monté à l’intérieur du gymnase d’une école. Ici, les personnes évacuées peuvent et se reposer un peu, boire et manger, mais aussi déposer des demandes, chercher avec l’aide des autorités locales leurs proches… Une dizaine de militaires sont présents pour aider à maitriser la situation si elle devait dégénérer lors de cette crise.

DEMAIN SUR 45ENORD.CA: RENCONTRE AVEC LE GOUVERNEUR-GÉNÉRAL ET PLUSIEURS COMMANDANTS

 

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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