Opération Nanook 2013: changement de cap pour les Forces armées canadiennes (PHOTOS/VIDÉO)

Au-dessus du Yukon, la forêt s'étend à l'infini et au-delà (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Au cours de l’Opération Nanook 2013 au Yukon, 45eNord.ca a interviewé plusieurs généraux, colonels, … Nous faisons le point avec eux sur l’opération de cette année.

Lieutenant-général Stuart Beare, commandant du Commandement des Opérations Interarmées du Canada (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Lieutenant-général Stuart Beare, commandant du Commandement des Opérations Interarmées du Canada

«Ca fait sept ans que nous avons l’expertise des exercices dans le Nord. Les premiers visaient plutôt des objectifs militaires, mais maintenant nous avons changé l’idée clé de nos opérations dans le Nord, soit d’être en support aux autorités civiles dans le Nord et les aider dans leur mandat de sûreté et de sécurité des Canadiens et Canadiennes.»

Se réjouissant de la présence de 350 militaires de la base de Valcartier, le lieutenant-général Beare a indiqué qu’il souhaitait les voir retenir qu’ils font parti d’un petit groupe qui a la chance de venir au Yukon, d’aider la population et les autorités locales, et qu’ils doivent porter avec fierté l’uniforme des Forces armées canadiennes.

Lieutenant-colonel Patrick Robichaud, commandant du 1er Bataillon Royal 22e Régiment (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Lieutenant-colonel Patrick Robichaud, commandant du 1er Bataillon Royal 22e Régiment

«Dans le cadre de l’Opération Nanook, notre ‘unité d’intervention immédiate’ de Québec était sur la sellette et nous avons reçu un appel nous demandant de venir ici.»

«Notre mission première, c’est de défendre les Canadiens chez nous. Ca n’implique pas forcément un conflit armé. Lorsqu’on répond à une crise, un feu de forêt, une inondation, on est là pour appuyer la population. Ca permet aux autorités locales de comprendre l’effet que l’on a sur le terrain, et de bâtir des relations avant la crise, comme ca lorsqu’elle a lieu nous savons comment travailler ensemble.»

Brigadier-général Jean-Marc Lanthier, commandant de la Deuxième Division du Canada (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Brigadier-général Jean-Marc Lanthier, commandant de la Deuxième Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées de l’Est

«Il y a des attentes élevées de la part de la population, parce que c’est très personnel quand tu vis des épreuves [comme un incendie] comme ca. Donc d’être capable de prendre notre personnel, de les emmener dans un environnement qu’ils ne connaissent pas – 90 à 95% des gars que j’ai rencontré je leur ai demandé ‘combien d’entre-vous sont déjà venus dans les territoires, dans le Nord ou au Yukon?’, c’est non. ‘Combien d’entre-vous se décrirez comme des hommes ou des femmes des bois, à l’aise dans les bois, capable de s’orienter, d’y vivre, de survivre?’, pour la grande majorité c’est [des compétences] perdues» en raison des 12 dernières années passées en Afghanistan.

Les militaires «on vis toujours dans notre groupe. Mais d’aller dans un contexte interagences, interdépartementales, de travailler avec d’autres gens qui ont d’autres façons de penser, ca ouvre tes horizons, t’apprend à propos de ta communauté – large dans notre cas ici au Yukon -, mais c’est une belle expérience pour eux [les militaires de Valcartier déployés au Yukon].»

David Johnston, Gouverneur général du Canada (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

David Johnston, Gouverneur général du Canada

«C’est tout le gouvernement qui est impliqué dans cet exercice. Le premier objectif est de renforcer le gouvernement local et régional dans leurs efforts de protection de la société et quand on a un défi qui est plus fort que les capacités de la communauté, c’est possible d’appeler les Forces armées [canadiennes] immédiatement.»

Mentionnant l’écrasement du vol 6560 de la compagnie First Air lors de l’Opération Nanook 2011, et alors qu’il se trouvait sur place, tout comme l’auteur de ces lignes, le gouverneur général précise que c’est grâce à la présence des militaires dans la communauté de Resolute Bay qu’au moins trois personnes ont sans nul doute pu survivre. Il n’avait fallu que quelques minutes aux militaires présents pour se rendre sur les lieux de l’accident.

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