Pyongyang n’a pas apprécié la réunion sud-coréenne dans un bunker du palais présidentiel

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lève la main, avec d'autres fonctionnaires, pour adopter une déclaration lors d'une réunion plénière du comité central du Parti des Travailleurs au pouvoir, à Pyongyang, le 31 mars 2013. (Photo: KCNA)
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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lève la main, avec d'autres fonctionnaires, pour adopter une déclaration lors d'une réunion plénière du comité central du Parti des Travailleurs au pouvoir, à Pyongyang, le 31 mars 2013. (Photo: KCNA)
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lève la main, avec d’autres fonctionnaires, pour adopter une déclaration lors d’une réunion plénière du comité central du Parti des Travailleurs au pouvoir, à Pyongyang, le 31 mars 2013. (Photo: Archives/KCNA)

Au lendemain de la réunion organisée par la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, dans un bunker du palais présidentiel, le Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la patrie a qualifié cette manœuvre de «provocation ostensible».

La tension semblait s’être apaisée sur la péninsule coréenne. Mais l’équilibre est finalement toujours aussi fragile. Les récents événements et déclarations sont venus en attester. Ce lundi, la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a organisé une réunion à huis-clos, au sein d’un bunker du palais présidentiel.

«Comme on disait à l’époque de l’empire romain, préparez-vous à la guerre si vous voulez la paix, il y a qu’une simple différence entre le pile et la face d’une monnaie, entre la guerre et la paix», a-t-elle alors déclaré. De quoi déplaire aux autorités nord-coréennes.

Mardi, l’organe nord-coréen chargé des affaires intercoréennes, le Comité pour la réunification pacifique de la patrie, est monté au créneau pour dénoncer les agissements de Séoul. «La guerre et la paix ne pourront pas tenir ensemble», a souligné le comité dans un communiqué.

«Les autorités sud-coréennes ne doivent pas donner un jugement erroné de notre sincérité et patience», ajoute un rapport publié ce matin par l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Il a par ailleurs continué que «si le Sud poursuit la voie de l’affrontement avec nous, les relations intercoréennes reprendront leur position d’origine vers l’aggravation et les conséquences seront catastrophiques».

La présidente sud-coréenne avait réuni le Premier ministre, Chung Hong-won, le ministre de l’Unification, Ryoo Kihl-jae, le ministre des Affaires étrangères, Yoon Byung-se, le ministre de la Défense, Kim Kwan-jin, le chef du Service national du renseignement (NIS), Nam Jae-joon, ainsi que ces membres du Conseil de sécurité nationale (NSC).

L’occasion d’ouvrir de probables discussions sur des mesures préparatoires en cas d’urgence, de cyberattaques ou autres.

Ces derniers jours, une certaine atmosphère de détente avait, pour autant, envahi la péninsule coréenne. Les autorités des deux pays se sont notamment entendus pour la réouverture du complexe industriel de Kaesong, fermé depuis avril.

Dimanche, la Corée du Nord a accepté, après plusieurs années, la proposition sud-coréenne visant à reprendre les réunions des familles séparées par la guerre de Corée, il y a 60 ans, comme l’a annoncé l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

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