Quatre navires des garde-côtes chinois pénètrent dans l’archipel disputé des îles Senkaku

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Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013 (Photo: Japan Coast Guard/AFP)
Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013 (Photo: Japan Coast Guard/AFP)

Au lendemain du 68ème anniversaire de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, quatre navires des garde-côtes chinois sont, une nouvelle fois, entrés, vendredi, dans les eaux territoriales de l’archipel des Senkaku. Des îles controversées puisque sous administration japonaise mais revendiquées par les autorités chinoises.

Les relations entre Tokyo et Pékin restent froides. Vendredi, la nouvelle incursion de quatre navires des garde-côtes chinois est venue ternir un peu plus les échanges diplomatiques entre les deux pays. Et pour cause, le différend opposant les deux pays à propos de l’archipel des Senkaku datent depuis plusieurs décennies. La présence de la nouvelle Garde côtière de la Chine (GCC) ne cesse d’irriter les autorités japonaises.

Vendredi, les garde-côtes du Japon ont annoncé l’incursion des quatre navires chinois durant deux heures, au sein des eaux territoriales de l’archipel, soit dans la zone des 12 milles nautiques (22 km) autour des îlots disputés.

Pékin proteste contre les commémorations des dirigeants nippons

Une incursion qui intervient au lendemain du 68ème anniversaire de la capitulation du Japon lors de la Seconde guerre mondiale, le 15 août 1945.

Lors de ces commémorations, quelque 90 parlementaires nippons, dont trois ministres, se sont rendus au sanctuaire shintoïste Yasukuni à Tokyo. Un lieu considéré par les Chinois comme le symbole du passé militariste japonais.

De quoi déplaire aux autorités de Pékin, dénonçant ces pèlerinages au cœur de ce lieu de culte où sont honorés les soldats morts pour la patrie au cours des plus récentes guerres.

Senkaku/Diaoyu, à chacun sa souveraineté

La tension était montée d’un cran entre les deux pays, en septembre dernier, avec la «nationalisation» japonaise de trois des cinq îles Senkaku, rachetées à leur propriétaire privé japonais.

Ces îles, situées en mer de Chine orientale, sont revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu.

Courant juillet, l’Administration nationale des affaires océaniques chinoise avait annoncé que ces récentes incursions constituaient «un message clair sur la position de Beijing quant à la souveraineté de la Chine sur les îles Diaoyu aux navires japonais qui y naviguaient, en violation de la souveraineté chinoise», selon ce que rapporte l’agence officielle Chine Nouvelles.

Exceptée leur position stratégique, ces eaux sont riches en ressources halieutiques. Les fonds marins environnants pourraient également renfermer des hydrocarbures.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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