RDC: l’armée et l’ONU poursuivent leur offensive au nord de Goma

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Des civils réagissent aux tirs de l'armée congolaise régulière qui traverse Munigi, près de Goma, le 15 juillet 2013 (Photo: Phil Moore/AFP)
Des civils réagissent aux tirs de l’armée congolaise régulière qui traverse Munigi, près de Goma, le 15 juillet 2013 (Photo: Phil Moore/AFP)

Les Casques bleus et l’armée congolaise poursuivent leur offensive contre la rébellion du M23 à quelques kilomètres au nord de Goma, en République démocratique du Congo (RDC).

Après une pause dans la nuit de mercredi à jeudi, l’artillerie a repris son offensive vers 08h00, heure locale (02h00, heure de Montréal), dans la région de Kibati.

Dans un «bulletin militaire», le M23 indique pour sa part que la situation a été «relativement calme sur tous les fronts pendant la nuit […] jusqu’à ce matin vers 7h00», lorsque l’infanterie de la coalition des Forces armées de la RDC (FARDC) et la brigade d’intervention de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), «appuyée par l’artillerie, a relancé les attaques sur l’axe Kanyaruchinya-Goma».

Après une semaine d’affrontements entrecoupée d’accalmies, les troupes de l’ONU et des FARDC ont augmentées leur pression en passant clairement à l’offensive, mercredi.

Un Casque bleu tanzanien a été tué et trois autres blessés lorsque le M23 a tiré sur une position des Nations unies près des hauteurs de Kibati, au nord de Goma. Il appartenait à la brigade d’intervention créé par les Nations unies et auquel participe la Tanzanie avec un millier d’hommes.

Jeudi, les hélicoptères d’attaque de l’ONU sont entrés en action pour le deuxième jour de suite, a indiqué à l’AFP le colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la MONUSCO.

L’objectif serait ainsi de faire partir le M23 de ses positions sur des collines «à partir desquelles il tire sur les populations civiles».

La semaine dernière, Martin Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, a effectué une tournée de trois jours dans le Nord-Kivu et s’est rendu directement sur la ligne de front à Kibati à une vingtaine de kilomètres de Goma.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée mercredi 28 août, le chef de la MONUSCO a déploré l’absence de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, ce qui justifie le mandat actuel de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation en R.D. Congo (MONUSCO), qui est de protéger les populations civiles où qu’elles se trouvent dans le pays. «Le but de nos actions est de restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national», a -t-il déclaré.

Le Nord-Kivu est une province extrêmement riche en minerais et l’une des régions les plus densément peuplées de la RDC. L’instabilité y est chronique depuis près de vingt ans, et le M23 (Mouvement du 23 mars) actif depuis mai 2012. Kinshasa et l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir ce groupe de rebelles, qui revendique une meilleure reconnaissance des populations tutsies congolaises, ce que les deux pays ont toujours démenti.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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