Syrie: les experts de l’ONU partis, le régime Assad s’attend à des frappes

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Le convoi de voitures des experts des Nations Unies traverse le village de Taanayel le 31 août 2013 au Liban (Photo: Anwar Amro/AFP)
Le convoi de voitures des experts des Nations Unies traverse le village de Taanayel le 31 août 2013 au Liban (Photo: Anwar Amro/AFP)

Les experts des Nations unies chargés d’enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ont quitté leur hôtel de Damas dans un convoi de voitures samedi matin.

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Mise à jour du 31 août 2013, à 13h30

Les enquêteurs de l’ONU sur les armes chimiques sont arrivés samedi en fin d’après-midi aux Pays-Bas, où siège l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

«L’avion a atterri à l’aéroport de Rotterdam vers 17h00» (11h00, Montréal), a indiqué à l’AFP Michael Luhan, le porte-parole de l’OIAC. «Une voiture doit emporter les échantillons vers le laboratoire et d’autres véhicules (doivent emmener, nldr) les enquêteurs vers les bâtiments de l’OIAC», à La Haye, a-t-il ajouté. 

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Les 13 inspecteurs, qui devaient quitter le pays samedi après la fin de leur mission, ont chargé leurs bagages à bord de sept véhicules de l’ONU, puis ont pris la direction du Liban, dont la frontière se trouve à 45 minutes de route.

L’équipe d’experts, dirigée par le Dr Ake Sellstrom, était sur place depuis lundi pour enquêter sur les allégations d’attaques avec des armes chimiques contre le peuple syrien.

Selon Washington, 1.429 personnes dont 426 enfants sont morts au cours d’une attaque aux armes chimiques lancée par le régime syrien en milieu de semaine dernière.

Accompagnant les experts de l’ONU en Syrie, la haute représentante des Nations Unies pour le désarmement Angela Kane, avait déjà quitté Damas vendredi en voiture et rejoint le Liban. Elle devait rendre compte samedi de son voyage au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à New York.

Une «fenêtre d’opportunité» pour d’éventuelles frappes s’ouvre désormais, comme l’a indiqué vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Le régime syrien ne se fait pas trop d’idées sur l’imminence des frappes. «Nous nous attendons à une agression à tout moment et nous sommes prêts à riposter également à tout moment, a déclaré un responsable de la sécurité syrienne. Cette agression non justifiée ne passera pas sans une riposte».

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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