Trois navires et 24 avions de combat suffiraient à paralyser l’aviation syrienne, selon un expert américain

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Des bombardements de l'aviation syrienne a frappent de plus en plus le teritoire libanais, à la frontière syro-libanaise (Photo: Archives/OSDH)
Des bombardements de l’aviation syrienne frappent de plus en plus le territoire libanais, à la frontière syro-libanaise (Photo: Archives/OSDH)

Trois navires et 24 avions de combat F-18/F-15. Voilà ce que cela prendrait pour rendre les forces aériennes syriennes incapables de combattre les rebelles, selon l’analyste militaire américain Christopher Harmer dans un rapportPDF publié en milieu de semaine.

Selon lui, l’aviation est ce qui donne un avantage certain aux forces gouvernementales dans leur lutte contre les rebelles. En plus d’effectuer des frappes aériennes, des avions sont utilisés pour transporter armes et équipements, et pour transférer des troupes.

«Compte tenu du fait que les armes américaines disposent d’une portée supérieure à celle de la défense aérienne syrienne, il n’est pas nécessaire de détruire cette dernière, écrit Christopher Harmer dans son analyse. Une frappe limitée ayant pour but de rendre les forces aériennes syriennes incapables de remplir leurs trois missions principales pourrait viser l’infrastructure et les avions de l’armée de l’air. Des frappes ultérieures ne permettront pas aux forces aériennes de Damas de récupérer leur potentiel».

Carte des six principales bases aériennes en Syrie (Photo: ISW)

Décrivant qu’il y a au moins six bases aériennes que peut utiliser l’aviation syrienne, l’analyste estime notamment qu’il faudrait trois navires équipés de lanceurs de missiles, 12 avions de chasse F-15 et 12 avions F-18 pour paralyser les bases.

La publication de l’étude intervient alors que le Congrès américain et la Maison Blanche ne s’entendent pas sur une possible intervention militaire en Syrie.

Dans un courrier publié le 22 juillet, le chef d’état-major de la Défense américaine, Martin Dempsey, a fait la liste des cinq types de missions que pourraient effectuer les troupes américaines si Washington le demande.

Il cite le fait d’entraîner et de conseiller les rebelles, l’exécution de frappes aériennes ciblées, la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, la création de zones refuges pour les opposants à Bachar al Assad et le contrôle des armes chimiques.

«Les dix dernières années nous ont cependant appris qu’il n’est pas suffisant de modifier l’équilibre des forces militaires sans un examen attentif de ce qui est nécessaire pour préserver le fonctionnement de l’État», prévient-il néanmoins. «Nous devons prévoir et nous préparer aux conséquences imprévues de notre action.»

Bombardements

Un avion des forces gouvernementales syriennes a effectué des frappes contre des cibles près de la frontière libanaise faisant au moins neuf morts, rapportent samedi les médias libanais.

Selon ces derniers, les frappes ont lieu sur la ville syrienne de Yabroud contrôlée par les anti-Assad. D’après le journal Daily Star, parmi les victimes figurent six combattants armés.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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DiscussionUn commentaire

  1. C'est comme prendre deux aspirines pour le mal de tête et c'est régler
    c'est consternant