Accusations de trafic de stéroïdes contre une infirmière civile de la Base d’Edmonton

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La Justice militaire (Photo: Openphoto)
La Justice militaire (Photo: Archives/Openphoto)

Une infirmière en soins primaires de la fonction publique a été arrêtée et accusée hier de trafic de stéroïdes dans le cadre d’une enquête menée par l’Équipe nationale de lutte antidrogue (ENLA) qui relève du Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC).

L’infirmière, Hélène Bouchard, était une infirmière civile de 49 ans du 1st Field Ambulance Unit à la Base de soutien de la 3e Division du Canada, Edmonton, où elle travaillait depuis avril 2006.

Alerté par des allégations de trafic de stérïdes, le SNEFC a tout de suite déclencé l’enquête qui a conduit à son arrestation.

Hélène Bouchard devra faire face à quatre chefs de trafic d’une substance réglementée aux termes du paragraphe 5(1) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS).

L’infirmnière a été remise en liberté et devrait comparaître en cour, le 6 novembre 2013, à Edmonton.

Quant à l’enquête, elle se poursuit et il se pourrait qu’il y ait d’autres rebondissements.

«Tolérance Zéro»

Interrogé par 45eNord.ca en marge de cette enquête, le lieutenant colonel Brian Frei, commandant du SNEFC, a expliqué que l’usafe de drogues dans les Forces armées reflétait ni plus ni moins ce qui se passait dans la société.

Par contre «Nos soldats sont appelés à porter des armes et à prendre des décisions de vie ou de mort», a souligné le colonel,ce qui explique la politique de «tolérance zéro» des Forces canadiennes.

Bref, le soldat canadien n’est pas plus susceptible de faire usage de drogue que sa contrepartie civile, mais certainement plis susceptible de se faire prendre.

En outre, le SNEFC peut tout aussi bien mener des enquêtes à l’étranger, là où sont déployés nos soldats en missions, qu’au Canada, comme il l’a fait à plusieurs reprises en Afghanistan, a encore souligné le colonel.

«Cet incident confirme l’engagement qu’a pris la Police militaire pour soutenir les Forces armées canadiennes et nos collectivités locales en assurant un milieu sécuritaire et sans drogue où il est bon de vivre et de travailler », a-il indiqué.

«Grâce à notre approche nationale en matière de lutte antidrogue, nous aidons les commandants à maintenir des normes élevées de conduite et de discipline. De plus, nous faisons passer un message sans équivoque, à savoir que la consommation de drogues illicites ne sera pas tolérée au ministère de la Défense nationale», a expliqué le colonel.

La mission de l’ENLA

La mission de l’ENLA du SNEFC consiste à lutter contre la consommation de drogues dans l’ensemble des FAC et du MDN en identifiant les personnes impliquées dans l’importation, la culture, la production, le trafic et la consommation de drogues illicites, en enquêtant sur elles et en les poursuivant, afin d’aider les commandants à maintenir des forces opérationnelles et aptes au combat.

Le SNEFC est une unité indépendante spécialisée relevant du Groupe de la Police militaire des Forces canadiennes. Son mandat consiste à enquêter sur des dossiers graves et de nature délicate touchant le personnel des Forces armées partout dans le monde, ainsi que sur les infractions ayant lieu dans les établissements de défense ou aux alentours de ceux-ci.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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