Achat de véhicules de combat rapproché: une vision de la Guerre froide selon des chercheurs

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Le piranha 5, de Rheinmetall Canada (Photo: Archives/Rheinmetall)
Le piranha 5, de Rheinmetall Canada (Photo: Archives/Rheinmetall)

L’Institut Rideau et le Centre canadien de politiques alternatives viennent de publier un rapport sur le projet d’achat de véhicules de combat rapproché de l’Armée canadienne, et selon les auteurs, l’achat est inapproprié.

Intitulé Stuck in a Rut: Harper government overrides Canadian Army, insists on buying outdated equipment a été écrit par le professeur de sciences politiques Michael Byers de l’Université de la Colombie-Britannique et l’analyste de la défense Stewart Webb (chercheur invité à l’Institut Rideau et associé de recherche au Centre canadien de politiques alternatives).

Le gouvernement a l’intention d’acheter 108 nouveaux véhicules de combat rapproché (VCR).

Selon les deux auteurs du rapport, la nécessité d’acheter ces véhicules doit être remis en question. En effet, d’après Michael Byers et Stewart Webb, l’achat de ces véhicules serait redondant avec la modernisation actuelle des 550 véhicules blindés légers III (VBL III) de l’Armée canadienne, qui doit permettre d’étendre leur durée de vie jusqu’en 2035.

Une description du projet que l’on peut lire dans des documents de la Défense nationale indique toutefois que le VCR est en complément des véhicules légers et véhicules lourds. Le VCR doit être «à la fois hautement protégé et mobile sur le plan tactique. Le VCR comblera une lacune entre les parcs de véhicules blindés légers (5 à 25 tonnes) et de véhicules blindés lourds (plus de 45 tonnes) actuels, ce qui apportera à l’Armée canadienne une capacité opérationnelle qui peut fonctionner en étroite symbiose avec le char de combat principal ou indépendamment dans un environnement très actif», est-il ainsi écrit dans une description du projet d’achat de la Défense.

Le coût estimatif du projet d’achat des véhicules de combat rapproché est d’environ 2 milliards $.

En mai dernier, certaines sources affirmaient que l’armée canadienne ne voulait plus de ces véhicules et préférait utiliser l’argent à d’autres fins, comme le maintien des formations, en pleine période de compressions budgétaires. L’ancien commandant de l’Armée canadienne, le lieutenant-général Peter Devlin, s’est d’ailleurs plaint à plusieurs reprises de subir trop de coupures de budget et que l’Armée risquait de perdre des capacités importantes.

Comme l’explique le professeur Byers, «En dépensant 2 milliards $ dans des véhicules que l’armée canadienne ne veut ni n’a besoin, le gouvernement Harper abdique sa responsabilité pour équiper et former nos soldats correctement, et à assurer une responsabilité fiscale.»

Le Conseil du Trésor se réunit demain, le jeudi 19 septembre, pour prendre une décision finale sur le projet d’achat des véhicules de combat rapproché. Nexter, General Dynamics et BAE Systems sont les trois compagnies en lice pour le projet.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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Discussion4 commentaires

  1. Pour Harper jouer avec l'argent des contribuables canadiens na pas de limites je ne serais pas surpris qu'il est une job dans l'industries militaire americaine a la fin de sont mandat