Au moins 60 morts dans des combats dans l’ouest de la Centrafrique

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Des soldats dans une rue de Bangui, le 2 septembre 2013 (Photo: Archives/ Pacome Pabandji/AFP)
Des soldats dans une rue de Bangui, le 2 septembre 2013 (Photo: Archives/ Pacome Pabandji/AFP)

Au moins 60 personnes ont été tuées dimanche et lundi dans l’ouest de la République centreafricaine lors de combats opposant les forces du nouveau régime dominée par les ex-rebelles de la Séléka avec, à leur tête, Michel Djotodia, à des hommes armés présentés par la présidence centrafricaine comme des partisans de l’ex-président François Bozizé.

«Cela fait deux jours aujourd’hui que des hommes armés se réclamant de l’ex-président François Bozizé se sont infiltrés dans les villages autour de Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui). Ils ont détruit les ponts et autres infrastrutures, se livrant à une vengeance contre la population musulmane […] Soixante personnes au moins ont été tuées dans ces attaques», a déclaré un porte-parole de la présidence, Guy-Simplice Kodégué.

La situation reste confuse et chaotique en Centrafrique où le nouveau régime peine encore à rétablir le calme et l’ordre, même dans sa propre capitale.

La situation, loin de se normaliser, vire au cauchemar:encore la semaine dernière des membres du personnel du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se sont rendus la semaine dernière dans la ville de Paoua, à 500 kilomètres au nord de Bangui, la capitale centrafricaine, et y ont trouvé sept villages réduits en cendres et désertés ainsi qu’un huitième partiellement détruit, avec des villageois cachés dans la brousse, dit l’agence onusienne.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avait alors fait part de «sa vive inquiétude» devant l’insécurité qui menace les civils en République centrafricaine (RCA), faisant état d’une « anarchie généralisée» durant une mission dans le nord du pays.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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