Aux Philippines, la bataille de Zamboanga continue de faire rage

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Les forces armées aux prises avec les rebelles à Zamboanga, aux Philippines, le 12 septembre 2013 (Ted Aljibe/AFP)
Les forces armées aux prises avec les rebelles à Zamboanga, aux Philippines, le 12 septembre 2013 (Archives/Ted Aljibe/AFP)

L’armée philippine a annoncé ce mardi 17 que la bataille de Zamboanga, grande ville portuaire du sud du pays, a fait une centaine de morts.

Depuis une semaine, les troupes gouvernementales affrontent près de 200 rebelles qui s’étaient emparés de la ville d’un million d’habitants le 9 septembre.

Le lieutenant-colonel Ramon Zagala a indiqué lors d’un point de presse que 86 rebelles du Front moro de libération nationale (MNLF), neuf membres des forces de sécurité et quatre civils ont été tués dans les combats.

Le bilan est provisoire car il resterait encore une centaine d’insurgés opposant une vive résistance. L’armée a cependant reconquis 70% des zones occupées par les rebelles.

Tandis que plusieurs milliers d’habitants avaient réussis à fuir les combats, plusieurs centaines s’étaient retrouvés coincés, alors que d’autres ont été pris en otage par les rebelles du MNLF pour servir de bouclier humain. Près de 150 d’entre elles ont été libérées ou se sont échappées dans la nuit de lundi à mardi grâce à l’avancée des troupes gouvernementales.

Un photographe de l’AFP a rapporté que ces hommes, femmes et enfants, en état de choc, ont été amenés par camion dans une école.

Pour la première fois depuis le début du conflit il y a une semaine, l’armée a eu recours à des frappes aériennes lundi, afin de faire des percées dans les zones occupées.

Le MNLF estime avoir été exclue, ou en tout cas marginalisé, dans les négociations de la création d’une région autonome entre d’autres groupes séparatistes et le gouvernement. Les Philippines est le plus grand pays catholique d’Asie, mais la région de Mindanao est majoritairement musulmane.

La guérilla indépendantiste, qui a commencé dans les années 1970, a fait 150.000 morts et déplacé des centaines de milliers de personnes. Depuis 2003, date d’un cessez-le-feu, la violence meurtrière, à défaut de la pauvreté, a cependant baissé d’intensité.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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