En deux ans et demi de conflit, plus de 110.000 morts en Syrie selon l’OSDH

Photo de l'opposition syrienne montrant des personnes en train d'examiner des cadavres d'adultes et d'enfants qui auraient été victimes d'armes chimiques lors de bombardements de l'armée près de Damas, le 21 août 2013 (AFP)
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Photo de l'opposition syrienne montrant des personnes en train d'examiner des cadavres d'adultes et d'enfants qui auraient été victimes d'armes chimiques lors de bombardements de l'armée près de Damas, le 21 août 2013 (AFP)
Photo de l’opposition syrienne montrant des personnes en train d’examiner des cadavres d’adultes et d’enfants qui auraient été victimes d’armes chimiques lors de bombardements de l’armée près de Damas, le 21 août 2013 (Photo: Archives/AFP)

Selon des chiffres publiés par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plus de 110.000 personnes, dont environ la moitié étaient des civils, ont trouvé la mort en deux ans et demi de conflit syrien.

BILAN DE 2 ANS 1/2 de GUERRE EN SYRIE

Civils: 40.146 morts, incluant 5.833 enfants et 3.905 femmes

Combattants rebelles: 15.992

Soldats et officiers déserteurs: 2.128

Soldats et officiers: 27.654

Victimes non identifiées (documentées par des images et des vidéos): 2.726

Combattants rebelles non-syriens et non identifiés): 3.730

Milices: 17.824

Combattants du Hezbollah libanais: 171

*chiffres de l’OSDH

Dans un billet publié sur sa page Facebook, l’OSDH précise que «plus de 110.371 personnes sont tombées depuis le jour où est mort le premier martyr de la révolution le 18 mars 2011 dans la province de Deraa et jusqu’au 31 août 2013».

Le précédent bilan dressé par l’OSDH, datant du 26 juin, faisait état de plus de 100.191 morts. L’ONU estime également à plus de 100 000 tués le bilan des affrontements en Syrie.

Attention cependant! L’OSDH affirme que «le nombre réel de victimes des forces régulières et des combattants rebelles [est sans doute] de deux fois le nombre documenté, parce que les deux côtés sont discrets sur les pertes humaines causées par les affrontements». Ce bilan n’inclue pas non plus les près de 9.000 «disparus» dans les prisons du régime de Bachar al-Assad et les 3.500 soldats capturés par les rebelles dont le sort est inconnu.

«Face à un nombre aussi énorme et effrayant de victimes qui sont tombées en raison du silence de la communauté internationale, l’Observatoire renouvelle son appel au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, ainsi qu’à tout les personnes ayant une conscience, à travailler sérieusement pour mettre fin aux meurtres en Syrie», conclut l’Observatoire.

L’OSDH précise que son bilan comprend les victimes de l’attaque présumée au gaz toxique le 21 août dans la banlieue de Damas pour lequel la France et les Etats-Unis ont menacé la Syrie d’une intervention militaire. Alors que Washington a comptabilisé plus de 1.400 morts dans cette attaque, l’OSDH donne pour sa part un bilan près de trois fois inférieur avec environ 500 morts.

L’ONG, qui utilise un réseau d’informateurs dans toute la Syrie, précise qu’elle confirme les cas de décès en se procurant des films et des photos des corps et en confirmant les identités par des interviews avec les familles, les médecins et des militants de l’opposition.

Sur les plus de 110.000 morts, 171 sont des membres du Hezbollah chiite libanais, qui a envoyé ses hommes pour combattre aux côtés du président syrien Bachar al-Assad.