Enquête de l’ONU: les échantillons remis à deux laboratoires

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Un homme équipé d'un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d'Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)
Un homme équipé d’un masque à gaz et un jeune garçon courent dans une rue d’Alep, dans le nord de la Syrie, en mars 2013 (Photo: Archives/Bulent Kilic/AFP)

Au terme de cinq jours d’enquête, les inspecteurs de l’ONU chargés de déterminer si des armes chimiques ont été employées en Syrie sont rentrés samedi aux Pays-Bas afin de préparer les échantillons prélevés sur le site de l’attaque en vue de leur analyse, a annoncé le porte-parole du Secrétaire général, Martin Nesirky.

Ban Ki-moon, a-t-il indiqué lors d’un point de presse, a été informé samedi matin par la Haute Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Angela Kane, de l’état actuel de l’enquête, qui vient d’achever sa première phase.

«Les inspecteurs remettront les échantillons à deux laboratoires. Pour que l’équipe puisse rendre ses conclusions, il faudra laisser le temps à ces laboratoires d’effectuer les analyses », a déclaré le porte-parole, sans préciser de date-butoir.

Par ailleurs, les inspecteurs ont commencé de travailler dès aujourd’hui sur les autres éléments qu’ils ont été en mesure de réunir, notamment les témoignages avec les personnes interrogées sur place: «Outre les résultats des analyses, les entretiens doivent être traduits et regroupés pour figurer dans un rapport qui sera remis au Secrétaire général.»

Le Professeur Åke Sellström, le scientifique suédois qui dirige la mission d’inspection, devrait, depuis La Haye où il se trouve, fournir dimanche des éléments d’information supplémentaires au Secrétaire général de l’ONU.

Quant aux autres sites que devait examiner les enquêteurs de l’ONU avant que n’éclate l’affaire de l’attaque chimique près de Damas, soit le village de Khan al-Assal, ainsi qu’un quartier d’Alep et un quartier de Homs, où des attaques auraient été perpétrées en mars et décembre dernier, le porte-parole du Secrétaire général, a affirmé aujourd’hui que les inspecteurs reviendront en Syrie pour y reprendre leur enquête sur toutes les allégations en suspens, «y compris celles de [Khan] al-Assal».

Le mandat de la mission n’est toutefois pas d’établir les responsabilités, mais de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées.

Finalement, interrogé sur la position de Ban Ki-moon concernant des frappes aériennes éventuelles contre le régime de Bachar Al-Assad, Martin Nesirky a répondu que l’équipe avait besoin de temps avant de rendre ses conclusions et réitéré qu’il n’existait pas, de l’avis du secrétaire général, d’autre alternative à la solution politique.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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