Irak: un double attentat tue trente personnes à la sortie d’une mosquée de Baqouba

Des Irakiens observent une voiture détruite par une bombe dans la banlieue de Bagdad, le 20 mai 2013 (Photo: Archives/Ali al-Saadi)
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Des Irakiens observent une voiture détruite par une bombe dans la banlieue de Bagdad, le 20 mai 2013 (Photo: Archives/Ali al-Saadi)
Des Irakiens observent une voiture détruite par une bombe dans la banlieue de Bagdad, le 20 mai 2013 (Photo: Archives/Ali al-Saadi)

Ce vendredi, un double attentat a secoué la ville irakienne de Baqouba, au nord de Bagdad. Trente personnes ont été tuées et 24 blessées devant une mosquée où sunnites et chiites avaient été invités à prier ensemble.

Un Irak à feu et à sang. Les violences et attentats ne cessent pas dans le pays. Depuis le début de l’année, ce sont près de 4 000 personnes qui ont perdu la vie dans les différentes attaques perpétrées aux quatre coins du pays.

Ce vendredi n’a pas échappé à la règle puisque de nouveaux événements tragiques sont venus endeuiller la prière hebdomadaire. L’un après l’autre, deux engins piégés ont explosé devant la mosquée sunnite Al-Salam, dans le centre de Baqouba, à 60 kilomètres au nord de Bagdad.

Les fidèles étaient alors en train de quitter le lieu de culte, comme l’ont expliqué un général de l’armée et un médecin du principal hôpital de ville, Ahmed al-Azzawi. Khaleb Nejim, un ouvrier qui a été blessé à la jambe, a également offert un témoignage saisissant sur le déroulement du drame.

«Nous venions juste de terminer nos prières et nous sortions quand une bombe, dissimulée dans une poubelle à l’entrée de la mosquée, a explosé», a-t-il expliqué, dans des propos rapportés par l’AFP.

De son côté, Baraa Hamid, 22 ans, s’est exprimé à la sortie de l’hôpital où il a été soigné pour une blessure à l’abdomen. Il raconte notamment être sorti de la mosquée quand il a entendu la première explosion «pour aider les blessés».

«Immédiatement il y a eu une seconde déflagration et j’ai été blessé au ventre et emmené à l’hôpital avec plein d’autres blessés, dont des enfants», a-t-il ajouté.

Quartier bouclé, couvre-feu imposé

Le quartier a, par la suite, été bouclé avant qu’un couvre-feu ne soit imposé, comme l’a confirmé un policier, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Ce dernier a ajouté que les forces de sécurité procédaient à des fouilles des maisons aux alentours. D’autant plus qu’il ne s’agit pas du premier événement de ce type dans la cité irakienne.

Mardi, l’explosion de trois voitures piégées avait coûté la vie à dix personnes. Le symbole d’une instabilité toujours aussi présente dans le pays. Entre la majorité chiite et la minorité sunnite, le torchon brûle depuis le début de l’année.

Face à cette recrudescence des violences, le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki peine à faire respecter l’ordre sécuritaire. Il est même accusé de procéder à des arrestations arbitraires, marginalisant un peu plus les membres de la communauté sunnite.

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