Iran: accueil triomphal pour Hassan Rohani après sa discussion avec Barack Obama

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Hassan Rouhani entouré de ses partisans à son arrivée le 28 septembre 2013 à l'aéroport de Téhéran (Atta Kenare/AFP)
Hassan Rouhani entouré de ses partisans à son arrivée le 28 septembre 2013 à l’aéroport de Téhéran (Atta Kenare/AFP)

C’est en véritable héros qu’a été accueilli le nouveau président iranien à son retour des Nations Unies et après avoir mis «fin à un tabou vieux de 35 ans» en établissant le contact avec le président américain Barack Obama.

À peine arrivé à Téhéran, un groupe d’environ 250 partisans a lancé un «Rohani merci» au président. Une soixantaine de jeunes islamistes l’ont cependant accueilli avec des «À mort l’Amérique» et «Mort à Israël». L’un d’eux a même jeté une chaussure contre la voiture présidentielle.

L’élection en juin dernier du modéré Hassan Rohani après huit ans de règne du conservateur Mahmoud Ahmadinejad avait suscité beaucoup d’espoir d’une amélioration des relations entre l’Iran et les pays occidentaux.

Selon le président Rohani, c’est Barack Obama qui a pris l’initiative de l’appeler. «Nous étions en train d’aller vers l’aéroport, lorsqu’on m’a informé que la Maison Blanche avait appelé notre ambassadeur aux Nations unies, affirmant que M. Obama désirait me parler quelques minutes», a déclaré M. Rohani, ajoutant qu’il avait accepté.

Barack Obama au téléphone avec Hassan Rohani le 27 septembre 2013 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington (Pete Souza)
Barack Obama au téléphone avec Hassan Rohani le 27 septembre 2013 dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington (Pete Souza)

Le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement iranien, Allaeddine Boroujerdi, a affirmé que l’entretien entre les deux présidents montrait «la puissance» de l’Iran.

La presse iranienne a quant à elle largement salué le contact «historique» en parlant de «la fin d’un tabou vieux de 35 ans».

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, Hassan Rohani a défendu la position de l’Iran notamment dans le dossier nucléaire dans le cadre de la politique de «souplesse héroïque» définie par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, sans céder sur les «droits» et les «objectifs de la nation» dans le dossier nucléaire.

L’Iran demande la reconnaissance de ses droits en matière nucléaire, notamment l’enrichissement d’uranium sur son sol, alors qu’Israël et les Occidentaux l’accusent de chercher à fabriquer l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil. «Nous avons parlé des négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et de la fenêtre qui s’était ouverte», a-t-il dit, en référence à une rencontre à New York à l’issue de laquelle a été annoncée une reprise des négociations à la mi-octobre à Genève.

Mais il a redit que la république islamique entendait utiliser l’énergie nucléaire, «à des fins exclusivement pacifiques». Et il a une nouvelle fois dénoncé les sanctions dont son pays fait l’objet.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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