L’AIEA va pouvoir inspecter plus largement les installations nucléaires de la Birmanie

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, va conclure un accord avec la Birmanie (Archives/AIEA)
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Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, va conclure un accord avec la Birmanie (Archives/AIEA)
Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, va conclure un accord avec la Birmanie (Archives/AIEA)

Réunit jusqu’à vendredi à Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va conclure un accord, ce mardi, avec la Birmanie pour avoir un accès plus large à ses installations nucléaires. L’occasion d’éclaircir les suspicions pesant sur la junte militaire birmane.

Face à la prolifération nucléaire dans certaines régions de la planète, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) tente d’agir pour endiguer tout développement d’un programme nucléaire à des fins militaires.

À ce titre, l’agence onusienne a annoncé, ce lundi, qu’elle allait signer, mardi, un accord avec la Birmanie. Ce dernier permettra des inspections plus vastes de l’AIEA alors que la junte militaire birmane aurait cherché à détenir des armes nucléaires.

Ce «protocole additionnel» à l’accord qui lie déjà l’AIEA et la Birmanie offrira aux inspecteurs de l’agence onusienne un accès physique plus vaste aux installations birmanes. Ce protocole additionnel doit être signé à Vienne, au siège de l’AIEA, par le directeur général de l’agence, le Japonais Yukiya Amano, et le ministre birman des Affaires étrangères, Wunna Maung Lwin.

La junte militaire a pris fin en 2011 mais elle était, auparavant, soupçonnée d’avoir mis en place, durant plusieurs années, une coopération militaire et nucléaire avec le régime de Pyongyang.

Dans un rapport en 2010, les Nations unies ont ainsi accusé le régime nord-coréen d’approvisionner la Birmanie, l’Iran et la Syrie en équipements balistiques et nucléaires interdits. Une accusation que le gouvernement du président birman, Thein Sein, a nié, réfutant vouloir se doter secrètement de la technologie d’armes nucléaires de Pyongyang.

La Corée du Nord et l’Iran dans le viseur de l’AIEA

Les autorités nord-coréennes restent, pour leur part, sous le coup de sanctions internationales importantes après la réalisation de trois tests nucléaires. Face au manque de transparence de Pyongyang, le conseil de sécurité des Nations unies a ainsi décidé, à plusieurs reprises, de renforcer sa répression à l’égard du programme nucléaire nord-coréen.

L’AIEA, quant à elle, tente également de faire la lumière sur les velléités de l’Iran à l’égard du développement nucléaire. Mais face à l’impasse diplomatique dans laquelle les grandes puissances et Téhéran semblent inscrits, la donne apparaît compliquée.

Ce lundi, le nouveau chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Ali Akbar Salehi, s’est néanmoins déclaré «optimiste» sur ces négociations à venir avec les grandes puissances.

Il a notamment proposé une coopération «renforcée» avec l’AIEA, sans donner plus de précisions, lors de son discours devant l’assemblée générale de l’agence onusienne, qui se réunit jusqu’à vendredi à Vienne.

«Je suis venu ici avec un message de mon président nouvellement élu, pour renforcer et accroître encore notre coopération avec l’Agence, avec le but de mettre un terme au dossier dit du nucléaire iranien», a affirmé Ali Akbar Salehi.

«Nous sommes optimistes quant à l’issue des réunions dans le futur avec les 5+1, si les deux parties prennent part à la réunion avec de bonnes intentions et avec la résolution de résoudre les problèmes mentionnés, dans l’optique d’une approche gagnant-gagnant», a-t-il ajouté.

Il a toutefois réaffirmé que l’Iran n’abandonnerait jamais le «droit» de son pays d’utiliser la technologie nucléaire à des fins pacifistes, et que la République islamique ne souhaite pas se doter de la bombe atomique.

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