L’armée nigériane dit avoir tué 150 terroristes de Boko Haram

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Des soldats nigérians patrouillent dans le nord de l'Etat de Borno près d'un ancien camp du groupe islamiste Boko Haram, le 5 juin 203 près de Maiduguri (Photo: Archives/Quentin Leboucher/AFP)
Des soldats nigérians patrouillent dans le nord de l’Etat de Borno près d’un ancien camp du groupe islamiste Boko Haram, le 5 juin 203 près de Maiduguri (Photo: Archives/Quentin Leboucher/AFP)

L’armée nigériane a affirmé mercredi avoir tué 150 militants islamistes de Boko Haram lors d’un raid contre un camp fortifié de ce groupe extrémiste le 12 septembre dans le nord-est du pays, rapporte l’AFP.

«C’était un camp fortifié des insurgés avec des armes lourdes dans l’État de Borno. L’armée a attaqué le camp le 12 septembre. Environ 150 terroristes de Boko Haram ont été tués, et l’armée a perdu 16 soldats. Neuf soldats sont portés disparus», a déclaré à l’agence française un porte-parole militaire, Ibrahim Attahiru.

Cette annonce de l’armée intervient après que des médias locaux eurent fait état d’une embuscade tendue par Boko Haram contre un groupe de soldats dans la même zone, qui aurait fait 40 morts et des dizaines de disparus et dont les détails de cette opération militaire n’avaient pas été évoqués publiquement jusqu’à présent.

Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale par les forces de sécurité nigérianes ont fait plus de 3600 morts depuis 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.

L’État de Borno où se sont déroulés les événements est un fief de Boko Haram, qui réclame la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria.

Depuis la mi-mai, l’armée nigériane mène une vaste offensive dans cette région pour en finir avec l’insurrection de Boko Haram, active depuis quatre ans.

L’armée nigériane annonce régulièrement ses «faits d’armes» dans la lutte contre le groupe terroriste, mais, la région étant totalement bouclée, ces informations peuvent difficilement être vérifiées de façon indépendante.

Ainsi, le mois dernier, les forces nigérianes ont annoncé la mort du chef du groupe islamiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, dans un affrontement avec des soldats, mais, dans une vidéo transmise peu après cette annonce, Shekau revendiquait de nouvelles attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans le nord-est du pays et affirmait être «en bonne santé» malgré l’offensive militaire en cours visant à détruire le mouvement insurrectionnel qu’il dirige. «Vous n’avez pas tué Shekau», lançait-il à l’adresse des forces armées.

Le Nigeria est partagé à égalité entre chrétiens, majoritaires dans le Sud, et musulmans, majoritaires dans le Nord. Boko Haram combat pour la création d’un État islamique et l’élimination de tous les chréiens dans le nord du Nigeria et rejette tout dialogue avec le gouvernement.

Pour ce que nous savons, malgré tous les «faits d’armes» annoncées par l’armée nigériane, le groupe terroriste est toujours aussi actif et les combats continuent.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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