Le site de l’ex-colonie juive de Homesh est rendu à ses propriétaires palestiniens

La colonie juive de Homesh, en Cisjordanie (DAAR)
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La colonie juive de Homesh, en Cisjordanie (DAAR)
La colonie juive de Homesh, en Cisjordanie (DAAR)

Des terres confisquées il y a 35 ans par Israël pour construire une colonie juive en Cisjordanie vont finalement être rendues à leurs propriétaires palestiniens, rapporte l’ONG israélienne Yesh Din qui s’était jointe à la requête des habitants palestiniens de l’endroit.

En 1978, Israël avait confisqué des terres du village palestinien de Burka, dans le nord de la Cisjordanie, pour y bâtir la colonie de Homesh.

La colonie de Homesh, tout comme trois autres colonies, a été fermée lors du retrait israélien de la bande de Gaza en 2005, en vertu du plan de désengagement unilatéral du premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon.

Néanmoins, l’ordre de réquisition des terres est resté en vigueur, poussant les habitants de Burka à saisir la Cour suprême israélienne en décembre 2011.

En mai 2013, l’État israélien a enfin annoncé l’annulation de l’ordonnance de saisie de la terre sur laquelle la colonie de Homesh a été établie.

Malgré cela, dit l’ONG, et bien que la colonie ait été évacuée il ya huit ans, l’ordre qui empêchait les Palestiniens d’entrer dans cette zone était toujours appliqué.

Jusqu’à présent, cet ordre avait donc empêché les propriétaires palestiniens de revenir légalement sur leurs terres.

En revanche, ironiquement, et en dépit d’une ordonnance de «zone militaire fermée» émise pour la zone immédiatement après son évacuation, des événements d’envergure avaient lieu fréquemment dans la région avec la participation de représentants officiels de l’État israélien et le conseil régional.

Finalement, l’ordre de fermeture, qui limitait l’accès des Palestiniens à la terre, a maintenant été annulé et, sur ordre des autorités militaires, ce sont les Israéliens qui ont désormais interdiction de se rendre sur les lieux.