Les enquêteurs de l’ONU sur les armes chimiques sont de retour en Syrie

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Le convoi de voitures des experts des Nations Unies traverse le village de Taanayel le 31 août 2013 au Liban (Photo: Anwar Amro/AFP)
Le convoi de voitures des experts des Nations Unies traverse le village de Taanayel le 31 août 2013 au Liban (Photo: Archives/Anwar Amro/AFP)

Les experts de l’ONU sont de retour en Syrie ce mercredi 25 septembre pour enquêter sur plus d’une dizaine d’attaques présumées aux armes chimiques, alors que se poursuivent les discussions sur une résolution de l’ONU sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

Dirigée par Aake Sellström, l’équipe d’experts des Nations unies est arrivée à Damas en fin de matinée dans un convoi de trois véhicules de l’ONU, rapporte l’Agence France-Presse.

Les enquêteurs de l’ONU, qui s’étaient déjà rendus en Syrie le mois dernier enquêter sur l’attaque à l’arme chimique le 21 août près de Damas qui avait fait près de 1.500 morts, dont plusieurs enfants, avaient présenté le 16 septembre un rapport dévastateur sur l’utilisation de gaz sarin à une large échelle qui laissait devenir la culpabilité du régime Assad.

La Russie, fidèle alliée de Damas, avait de son côté jugé partial ce rapport et réclamé le retour de la mission en Syrie pour enquêter sur d’autres attaques présumées dont elle accuse les rebelles.

Tel qu’il était prévu avant l’attaque du 21 août, les experts doivent maintenant enquêter sur les autres allégations de recours à l’arme chimique en Syrie.

«Il y a eu d’autres accusations présentées au secrétaire général de l’ONU, datant de mars, contre les deux parties. Il y en a environ 13 ou 14 qui doivent examinées», a déclaré dit récemment Aake Sellström qui affirme que son équipe devrait être capable de présenter un rapport final sur toutes ces accusations «peut-être à la fin octobre».

L’attaque du 21 août avait amené les États-Unis à menacer Damas de frappes militaires, mais Washington y a renoncé, du moins provisoirement, après l’accord américano-russe du 14 septembre prévoyant le démantèlement de l’arsenal chimique syrien d’ici mi-2014,.

Hier, mardi, le président américain Barack Obama a toutefois réclamé de nouveau une résolution ferme du Conseil de sécurité assortie de conséquences pour le régime de Bachar al-Assad s’il ne respectait pas ses engagements en ce qui a trait au démantèlement de son arsenal chimique.

Le président français François Hollande a lancé lui aussi un appel similaire au Conseil de sécurité, l’exhortant à adopter une résolution prévoyant «des mesures coercitives, c’est-à-dire sous Chapitre VII, qui ouvriraient la voie à une éventuelle action armée contre le régime en cas de manquement à ses obligations».

Moscou, allié indéfectible du régime de Damas, a réaffirmé il n’était pas question d’adopter une résolution au Conseil de sécurité sous chapitre VII, ni d’application automatique de sanctions et encore moins de recours à la force, mais, lueur d’espoir, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a admis la «mention» dans la résolution du chapitre en question.

Pendant ce temps, en Syrie, se poursuit la guerre civile qui a fait jusqu’à maintenant plus de 120.000 morts et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme rapportait des combats, notamment, dans la province de Deraa (sud) et à Jobar et Barzé, deux quartiers de la capitale, Damas.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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