Les troupes somaliennes et de l’UA reprennent une ville centrale de la Somalie aux shebabs

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Des membres des forces de sécurité somaliennes sur les lieux d'un attentat-suicide, le 5 mai 2013 à Mogadiscio (Photo: Archives/Mohamed Abdiwahab/AF/AFP)
Des membres des forces de sécurité somaliennes sur les lieux d’un attentat-suicide, le 5 mai 2013 à Mogadiscio (Archives/Mohamed Abdiwahab/AFP)

Les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par les troupes de maintien de la paix de l’Union africaine, ont repris le contrôle jeudi de la ville centrale de Mahadeey qui était aux mains du groupe radical islamiste shebab, selon des responsables et des habitants, rapporte Chine Nouvelles.

Une offensive menée tôt le matin par l’armée nationale, somalienne soutenue par les Casques bleus de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), a contraint les combattants islamistes qui contrôlaient la ville de se retirer sans combat, ont affirmé les habitants de Mahadeey, selon ce que rapporte l’agence officielle chinoise.

Mahadeey est une petite ville agricole dans la province du Moyen-Shabelle et se trouve à 30 km au nord de Mogadiscio, la capitale somalienne.

Les représentants du gouvernement ont déclaré que l’offensive pour reprendre Mahadeey est « le début de la réalisation d’une opération pour chasser les Shebab et Al-Qaïda afin de rétablir la sécurité dans le pays».

Malgré la présence des 17 000 hommes de l’Union africaine déployée en soutien aux autorités officielles et une série de revers militaires dans le sud et le centre du pays, les shebabs constituent toujours une menace en Somalie.

Chassés de Mogadiscio en août 2011 par les forces de l’Amisom, ils restent toutefois puissants dans les zones rurales et n’hésitent pas à mener des attaques de commandos dans la capitale.

Ils sont en outre également soupçonnés d’avoir infiltré les forces de sécurité somaliennes.

Le mois dernier, la force de l’Union africaine avait dû intervenir dans la ville portuaire de Kismayo, dans le sud du pays, pour neutraliser les shebabs.

Mi-juin, lors de l’attaque par un commando shebab du principal complexe de l’ONU dans la capitale somalienn, huit personnes travaillant pour l’ONU, dont cinq Somaliens, deux Sud-Africains et une Kényane, avaient été tués, ainsi que trois civils somaliens qui ont été pris dans les échanges de tirs entre membres du commando shebabs et les forces somaliennes et de l’AMISOM.

Le mois précédent, en mai, 11 personnes avaient été tuées dans un attentat suicide à Mogadiscio, 48 heures avant une conférence internationale sur la Somalie à Londres, quand un kamikaze avait lancé son véhicule chargé d’explosifs contre un véhicule gouvernemental blindé à un carrefour, dans un quartier animé de la capitale somalienne.

En avril, un double attentat à Mogadiscio avait tué 34 civils et entraîné la mort des neuf membres du commando islamiste, et la liste des attentats pourrait se continuer indéfiniment.

À l’issue d’un difficile processus parrainé par la communauté internationale visant à reconstruire l’État central somalien qui s’était écroulé avec la chute du dictateur Mohammed Siad Barre en 1991, un nouveau gouvernement dirigé par Hassan Cheikh Mohamoud a été mis en place en septembre 2012.

Le nouveau gouvernement somalien peine toutefois à asseoir son autorité en dehors de Mogadiscio et, même dans la capitale, les attentats, pour la plupart attribués aux shebabs, restent très fréquents.

Le mois dernier, l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a même dû quitter la Somalie, après 22 ans de présence continue dans ce pays en état permanent de guerre civile, invoquant de graves problèmes de sécurité ainsi que l’abus et la manipulation de l’aide humanitaire.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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