Les vétérans de la Brigade du diable, ancêtre des Forces spéciales, honorés ce week-end

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Des membres de la  brigade conjointe américano-canadienne The Devil’s Brigade (La Brigade du Diable) lors de la Seconde Guerre mondiale (Canada at War)
Des membres de la brigade conjointe américano-canadienne The Devil’s Brigade (La Brigade du Diable) lors de la Seconde Guerre mondiale (Canada at War)

Les vétérans canadiens du Premier détachement de service spécial (la Brigade du diable) ont reçu ce week-end à l’occasion de leurs 67es retrouvailles des prix d’excellence des mains Parm Gill, le secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants.

«La Brigade du diable a rempli certaines des missions les plus difficiles et les plus dangereuses de la Seconde Guerre mondiale, a déclaré à l’occasion de la remise des prix d’excellence le ministre canadien des Anciens combattants, Julian Fantino, ajoutant

«Aujourd’hui, nous rendons hommage à ces braves vétérans. Grâce à leurs exploits et à leurs sacrifices, nous vivons dans un pays libre où règne la paix.», a ajouté le ministre.

Des soldats du 1er détachement de service spécial montent à bord d’un C-47 durant un entraînement au saut en parachute à Fort Wiliam Henry Harrison (US Army)

Le Premier Détachement du service spécial surnommé «Devil’s Brigade», «La brigade du Diable)» était une unité de forces spéciales américano-canadiennes au sein de l’US Army durant la Seconde Guerre mondiale, spécialisée dans le combat en montagne.

Composée de volontaires américains et canadiens, on retrouvait au sein de la »Brigade du Diable» nombre d’«hommes des bois», de trappeurs ou bûcherons.

En tout, plus de 700 Canadiens ont servi au sein de la Brigade du Diable.

Les hommes de la brigade subissaient à Fort William Henry Harrison, dans le Montana, un programme d’entraînement comportant escalade, ski, utilisation d’explosifs et parachutisme.

Le Premier Détachement du service spécial a été en juillet 1942 et dissout en décembre 1944.

Il fut, avec les unités de l‘Office of Strategic Services, à l’origine des Special Forces créées dans les années 1950.

Ce détachement a participé aux campagnes des Aléoutiennes, d’Italie et du Sud de la France et a été immortalisé par le long métrage de 1968 intitulé « The Devil’s Brigade».

«C’est un privilège pour moi de remettre ces prix d’excellence aux vétérans de la Brigade du diable », a déclaré pour sa part le secrétaire parlementaire Gill. «Notre gouvernement est fier de souligner l’abnégation, le dévouement et l’engagement indéfectible dont ils ont fait preuve en faveur de la paix, de la liberté et de la démocratie.»

En août 2013 les anciens combattants encore vivants ayant été membres de La Brigade du Diable lors de la Seconde Guerre mondiale ont également reçu la Médaille d’Or du Congrès des États-Unis, la plus haute distinction civile accordée par le Congrès américain.


Un extrait du film «The Devil’s Brigade», réalisé par Andrew V. McLaglen, où le sergent canadien Patrick O’Neill (joué par Jeremy Slate) fait une démonstration plutôt convaincante des techniques de combat aux dépens d’une recrue américaine (Vidéo: The Inforgiven Rebel)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion2 commentaires

  1. Merci aux membres de la Brigade du diable pour notre liberté! J,ai une question. est ce qu’il y a eu des canadiens français qui ont servi dans votre Brigade?

    Merci!

    Alain