L’ONU demande l’ouverture d’un corridor humanitaire aux Philippines

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Un avion militaire apporte des fournitures humanitaires dans la ville de Zamboanga à Mindanao aux Philippines (IRIN)
Un avion militaire apporte des fournitures humanitaires dans la ville de Zamboanga à Mindanao aux Philippines (IRIN)

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) aux Philippines a appelé à la fin immédiate de la violence et s’est dit prêt à aider le gouvernement à fournir une aide humanitaire aux personnes affectées par les affrontements armés, rapporte le service d’information de l’ONU.

Le Coordonnateur humanitaire de l’ONU aux Philippines, Luiza Carvalho, a également exhorté les parties prenantes à assurer un passage sécurisé aux civils afin de les laisser sortir de la zone de combat.

Les affrontements armés qui ont éclaté lundi entre les forces gouvernementales et des rebelles armés ont déplacés près de 20.000 qui ont cherché refuge dans un 20 centres d’évacuation à travers la ville de Zamboanga.

L’ONU estime que 136.000 personnes au moins sont affectées par la violence, dont un nombre inconnu de personnes piégées dans les villages côtiers, qui sont incapables d’atteindre les centres d’évacuation dans la ville.

Toutes les écoles et presque tous les magasins sont fermés. Seuls les bureaux assurant les services publics essentiels restent ouverts. Un couvre-feu est en place de 20h à 5h.

«J’exhorte toutes les parties prenantes à respecter et protéger les droits de la population civile, à accorder une attention particulière aux femmes et aux enfants et d’éviter des souffrances inutiles en parvenant à un accord pour mettre fin au conflit», a indiqué Mme Carvalho.

L’ONU a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts du gouvernement pour fournir une aide humanitaire et répondre aux besoins humanitaires de la population civile affectée par les affrontements.

Pendant ce temps, les combats s’intensifient dans l’île de Mindanao entre les séparatistes musulmans du Front Moro de libération nationale, qui ont pris des centaines de civils en otage, et les forces régulières philippines et le président philippin, Benigno Aquino III,qui s,est surtout jusqu’à présent soucé du sort des otages, durcit maintenant le ton.

«Il y a une limite et, une fois qu’elle est franchie, nous serons obligés d’utiliser l’entière capacité de nos forces armées.», a-t-il déclaré à l’adresse des 300 rebelles hommes du Front Moro de libération nationale (MNLF) qui ont pris 200 otages comme boucliers humains, un mois après la proclamation de l’indépendance de la «Bangsamoro», la «nation moro musulmane», dont ils voulaient hisser les couleurs sur le toit de la mairie de Zamboanga.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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