Mali: Bamako fête l’investiture du président Ibrahim Boubacar Keita

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Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta salue la foule, après sa prestation de serment, le 4 septembre 2013 à Bamako (Photo:  Archives/Habibou Kouyaté/AFP)
Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta salue la foule, après sa prestation de serment, le 4 septembre 2013 à Bamako (Archives/Habibou Kouyaté/AFP)

C’est devant une foule de près de 50.000 personnes que le nouveau président malien a fêté jeudi le début de son mandat.

Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, a ainsi été officiellement investi au cours d’une cérémonie dite populaire et festive dans un Stade du 26 mars plein à craquer.

Devant une vingtaine de chefs d’États d’Afrique et le président français François Hollande, le nouveau président a remercié les pays ayant participé à l’offensive lancée en février contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du Mali.

Soulignant l’alliance entre ces pays et le Mali, IBK a lancé qu’ils sont désormais liés par «un pacte d’honneur et un pacte de sang».

Pour sa part, le président francais a déclaré: «Nous avons gagné cette guerre! […] Nous sommes à son aboutissement, car c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd’hui», a-t-il estimé, ajoutant que Paris «restera aux côtés du Mali» tant qu’il sera menacé et l’accompagnera vers la réconciliation et le renouveau économique.

Parmi les chefs d’État présents jeudi à Bamako, figuraient le Tchadien Idriss Deby Itno, dont les troupes ont été, avec les Français, en première ligne dans les combats violents contre les djihadistes; l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao); et le roi Mohammed VI du Maroc.

M. Deby Itno a lui aussi estimé que son pays est désormais lié au Mali par «un pacte de sang», alors qu’au moins 38 soldats tchadiens sont morts au combat contre les islamistes.

Les «terroristes» ont été vaincus, «mais la gangrène demeure et peut revenir à tout moment», a-t-il mis en garde.

Pour Mohammed VI, dont les déplacements sont rares sur le continent, le Mali a traversé la crise et organisé une présidentielle avec succès, donnant «la réponse la plus judicieuse aux errances (…) des radicaux et extrémistes de tous bords».

Profitant de son séjour de quelques heures au Mali, François Hollande et plusieurs de ses homologues africains se réuniront pour un mini-sommet sur la Centrafrique, pays qui sombre inexorablement dans le chaos depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle du Séléka en mars dernier.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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