Omar Khadr conteste ses conditions de détention, le Premier ministre s’en mêle

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Omar Khadr alors qu'il était détenu à Guantanamo en 2009 (Archives/Comité International de la Croix Rouge)
Omar Khadr alors qu’il était détenu à Guantanamo en 2009 (Archives/Comité International de la Croix Rouge)

Omar Khadr a comparu ce lundi matin devant un tribunal d’Edmonton pour réclamer son transfert d’un pénitencier fédéral à sécurité maximale vers une prison provinciale.

C’était sa première apparition publique depuis qu’il avait été capturé il y a 11 ans par des soldats américains en Afghanistan. Il était alors âgé de 15 ans.

Détenu au secret dans la prison de Guantanamo, à Cuba, depuis sa capture, Omar Khadr a été condamné à 40 ans de prison le 31 octobre 2010 par un jury militaire. Mais comme il a plaidé coupable et selon une entente conclue entre la défense et la justice américaines, sa peine a été réduite à huit ans. Transféré au Canada en septembre 2012, il lui restait donc six ans de prison.

Depuis son retour au Canada, Omar Khadr a été détenu dans des prisons fédérales à sécurité maximale, Millhaven en Ontario et à Edmonton, depuis mai dernier.

Son avocat, Me Dennis Edney, espère que la cour supérieure de l’Alberta, se rangera à son avis que comme son client était mineur au moment des faits, il devrait donc purger une peine dans un établissement provincial, comme le prévoit la loi sur le transfert international des délinquants.

Le Premier ministre Stephen Harper a déclaré, lundi, qu’il était important que le gouvernement fédéral empêche avec toute son énergie toute tentative «d’atténuer» la peine de prison d’Omar Khadr pour ses «actes odieux».

Interrogé par les journalistes depuis près d’un mois, le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney ne fournit qu’une seule et même réponse: «Omar Ahmed Kahdr a plaidé coupable et reconnu avoir commis des crimes haineux, dont l’assassinat du sergent infirmier américain Christopher Speer. Le gouvernement du Canada s’opposera vigoureusement à toute action judiciaire demandant une réduction de la peine prononcée à son égard».

Les Américains avaient cependant catégorisé Khadr comme un détenu relevant de la sécurité minimale. Le Bureau de l’enquêteur correctionnel (BEC) presse même les autorités carcérales de réexaminer la classification de cet ancien détenu de Guantanamo.

Dans une lettre, le directeur du BEC, Ivan Zinger, soutient que le bureau n’a trouvé aucune preuve montrant qu’Omar Khadr avait un comportement problématique lors de sa détention, et que sa détention à un niveau de sécurité moins élevé aurait été problématique.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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