Le président déchu égyptien Mohamed Morsi sera jugé pour incitation au meurtre

Des partisanes du président déchu Mohamed Morsi manifestent, le 26 juillet 2013 au Caire (Photo: Fayez Nureldine!AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Des partisanes du président déchu Mohamed Morsi manifestent, le 26 juillet 2013 au Caire (Photo:  Fayez Nureldine!AFP)
Des partisanes du président déchu Mohamed Morsi manifestent, le 26 juillet 2013 au Caire (Photo: Archives/Fayez Nureldine/AFP)

Arrêté et destitué le 3 juillet dernier, l’ancien président égyptien Mohamed Morsi sera jugé pour «incitation au meurtre et à la violence» en compagnie de 14 autres responsables et membres des Frères musulmans.

Dans un communiqué du Parquet, on apprend ainsi que le président déchu répondra de la mort d’au moins sept manifestants le 5 décembre 2012. Des heurts avaient alors éclaté entre partisans et opposants de M. Morsi, aujourd’hui accusé d’«incitation au meurtre et à la violence».

Depuis la destitution de M. Morsi et la sanglante dispersion de ses partisans le 14 août au Caire, plus d’un millier de personnes, en majorité des pro-Morsi, ont été tuées et plus de 2.000 Frères musulmans ont été arrêtés, dont les principaux dirigeants.

Maintenu au secret depuis sa destitution, M. Morsi était déjà en détention pour une affaire concernant son évasion de prison à la faveur de la révolte populaire qui avait renversé son prédécesseur Hosni Moubarak début 2011.

Dans cette première affaire, les charges portent en particulier sur l’aide que lui aurait apportée le Hamas pour s’évader d’une prison où le régime Moubarak l’avait incarcéré début 2011, peu avant d’être chassé du pouvoir.

Les plus hauts responsables des Frères musulmans, dont le Guide suprême Mohamed Badie, doivent également répondre de la mort de plusieurs manifestants anti-Morsi, cette fois lors des gigantesques rassemblements du 30 juin sur lesquels l’armée s’est appuyée pour destituer le président.

Ouvert brièvement le 25 août, leur procès devrait reprendre le 29 octobre prochain.