Quatre nouveaux navires chinois pénètrent dans l’archipel disputé des îles Senkaku/Diaoyu

La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des - très contestées - îles Senkaku (Archives/China.org.cn)
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La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des - très contestées - îles Senkaku (Archives/China.org.cn)
La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des – très contestées – îles Senkaku (Archives/China.org.cn)

Selon les garde-côtes japonais, quatre navires des garde-côtes chinois sont entrés quelques heures, ce vendredi, dans les eaux territoriales des îles Senkaku, administrées par le Japon mais revendiquées par la Chine.

Jusqu’où ira la provocation ? Depuis de longs mois, Pékin et Tokyo se mènent la vie dure à propos de l’archipel des îles Senkaku, appelées Diaoyu par les Chinois. Preuve des divergences qui règnent dans cette région de mer de Chine orientale.

Ce vendredi, ce sont quatre navires des garde-côtes chinois qui sont entrés dans les eaux territoriales japonaises. Ils sont rentrés dans la zone des 12 milles nautiques (22 km) autour des îles Senkaku vers 15 heures, heure locale (2 heures à Montréal). Ils en sont repartis environ trois heures plus tard. De quoi relancer les tensions entre les deux pays.

Depuis quelques mois, la fréquence d’incursions de navires chinois armés a considérablement augmenté. À tel point que les experts de la région craignent d’un débordement diplomatique.

Il y a un peu plus d’un an, le Japon a décidé d’acheter trois des cinq îles à leur propriétaire privé, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Pékin, qui depuis, envoie régulièrement ses navires.

Selon l’agence officielle Xinhua, ce sont 59 patrouilles de navires chinois qui ont vogué dans les environs des îles entre le 11 septembre 2012 et 2013.

Le Japon est prêt à employer la force

Depuis son retour au pouvoir en décembre dernier le, premier ministre japonais, Shinzo Abe, un nationaliste intransigeant, a fait augmenter le budget militaire du Japon et prévenu qu’il voulait amender la Constitution pacifiste imposée au pays par l’occupant américain après la capitulation nippone de 1945.

Shinzo Abe a annoncé une ligne ferme sur le contentieux maritime avec Pékin, prévenant en avril dernier que le Japon repousserait au besoin par la force tout débarquement chinois sur les Senkaku.

Le gouvernement japonais a d’ailleurs fait part de son intention de constituer d’ici tout au plus trois ans une force spéciale de 600 hommes et 12 navires pour surveiller et protéger l’archipel des Senkaku.

Le 10 septembre dernier, le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a estimé que baser des fonctionnaires japonais sur ces îles était «une option» envisageable. Pour sa part, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Chine a qualifié ces remarques de «très préoccupantes».

«La Chine est déterminée à défendre sa souveraineté sur les îles Diaoyu et ne tolèrera aucune action japonaise qui l’enfreindrait», a-t-il ajouté. «Le Japon devrait s’attendre à subir les conséquences de cette provocation.» Une véritable menace dans un contexte, tant diplomatique que militaire, extrêmement tendu.

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